Liste des chroniques

La généalogie: le passé au présent

À première vue, vous pouvez dire que la généalogie est une affaire du passé. En effet, les ancêtres, depuis longtemps décédés, font partie d’un autre temps. Les événements qui ont jalonné leurs vies, naissances, mariages, sépultures, ne sont plus que souvenirs compulsés dans des registres poussiéreux. Donc, voilà, la généalogie est vraiment une affaire du passé.

Affaire du passé, dites-vous? Je n’en suis pas si sure. Ces ancêtres, malgré leur appartenance à une époque depuis longtemps révolue, sont bien vivants. Vivants par l’intérêt que nous leur portons, vivants par les émotions qu’ils suscitent en nous au fil des découvertes les concernant, vivants par les liens qu’ils nous font établir avec d’autres passionnés qui voyagent sur les traces de leurs ancêtres à eux. La généalogie peut sembler à première vue une activité solitaire mais il n’en est rien. La généalogie est une affaire de partage et qui dit partage dit communication entre personnes. En fréquentant le centre de recherche de la rue de Bellefeuille, on en vient à connaître d’autres chercheurs et c’est alors que nos ancêtres reprennent réellement vie. Tout comme des parents fiers des prouesses de leurs rejetons, nous nous surprenons à nous raconter nos ancêtres: lieux d’origine et d’établissement, métiers, mariages, enfants et lieu de sépulture, petits scandales et grandes victoires, tout y passe. En généalogie, on fait feu de tout bois! Car n’allez surtout pas croire que la généalogie se résume à amasser des noms et des dates, loin de là. Chacun donne à sa recherche l’orientation qu’il désire. Ascendance, descendance, histoire de famille, la généalogie est comme un soleil à multiples rayons dirigés dans autant de directions.

Et c’est au cours de nos conversations avec les autres chercheurs que des découvertes d’un autre ordre viennent nous combler d’aise: en échangeant ainsi, nous en venons invariablement à se découvrir des ancêtres communs car, n’en soyons pas surpris, nous avons tous des liens de parenté. Dans certains cas, il s’agit d’un ancêtre lointain, premier arrivé en Nouvelle-France au dix-septième siècle. Dans d’autres cas, nous réalisons que nous sommes apparentés de beaucoup plus près, chose qui s’est produite pour un membre de la Société de généalogie de Saint-Eustache (Normand-Guy Goudreau) et moi-même. Mais peu importe la proximité ou le degré de parenté, ceci est suffisant pour déclencher un processus d’échange de connaissances extrêmement enrichissant sur le plan généalogique et sur le plan personnel.

Que nos ancêtres soient originaires de Saint-Eustache et de la région ou non, nous trouvons à notre disposition, au centre de recherche de la Société de généalogie de Saint-Eustache, une documentation appréciable qui nous aide à mener à bien nos recherches: registres variés, ouvrages historiques, supports techniques informatiques. Des bénévoles compétents sont toujours sur place pour nous guider et nous conseiller en cas de besoin. Caractérisée par son dynamisme et son désir de satisfaire les chercheurs, la Société de généalogie de Saint-Eustache offre aussi des conférences et des cours de formation sur différents sujets susceptibles d’intéresser les amateurs de généalogie.

Comme vous le pouvez constater, le passé devient présent à la Société de généalogie de Saint-Eustache. Et ce présent est fait du respect du passé, du désir de connaître et de comprendre ce passé et d’honorer ceux qui l’ont habité et nous ont laissé leur histoire en héritage. À présent, à nous de le découvrir, ce passé!

Ginette Charbonneau,
SAHSE