Liste des chroniques

Louis Garneau

Louis Garneau, fils de Pierre Garneau et de Jeanne Barrault, voit le jour vers 1634, dans un petit bled sans histoire, appelé à l’époque La Grimaudière. Aujourd’hui, cet endroit fait partie de l’arrondissement de Châtellerault, dans le département de la Vienne, au Poitou.

On le retrouve à La Rochelle, le 11 avril 1656, avec une trentaine d’autres compagnons, signant un engagement pour venir travailler à Québec ou les environs, pour une durée de trois ans. Louis, qui se dit journalier, recevra 75 livres par année et il s’inscrit sous le nom de Louis Guérineau.

La traversée se fait à bord du navire Le Taureau, d’une capacité de 150 tonneaux. L’ancêtre vient de quitter à jamais le pays qui l’a vu naître.

Louis Garneau s’associe à Jacques Jacquereau et on leur concède, le 7 juillet 1658, trois arpents de terre de front sur 126 de profondeur sur la Côte de Beaupré. Moins de deux ans plus tard, les deux associés confient leur terre à Jacques Vésina.

Le 24 février 1660, Louis reçoit le sacrement de confirmation, il travaille probablement à Québec cette année là.

A l’automne 1660, il revient sur la Côte de Beaupré jusqu’au 25 mars 1661, alors qu’il cède sa part à son associé Jacquereau, pour la somme de 500 livres. Louis travaille un certain temps pour d’autres terriens mais revient se fixer définitivement sur la Côte de Beaupré dans ce qui deviendra L’Ange-Gardien.

Louis Garneau épouse à l’église Notre-Dame de Québec, le 23 juillet 1663, Marie Mazoué, fille du roi et orpheline de père et de mère. Elle est la fille d’Étienne Mazoué, marchand, et de Marie Mérand. Le recensement de 1667 nous apprend que le couple possède 13 arpents de terre en culture, que Louis a 32 ans, sa femme 26 ans et que leur fils François a deux ans.

La deuxième génération voit François épouser Louise Carreau dit Lafraicheur avec qui il a huit garçons. Six atteindront l’âge adulte et seront tous baptisés à L’Ange-Gardien.

Les générations suivantes s’allient aux Quintin, Béland, Lainé dit Laliberté, Vésina, Godin, Sévigny dit Lafleur, Bacon et Breton.

Du même ancêtre, Francois-Xavier Garneau (1809-1866), fils de François-Xavier et de Gertrude Amyot dit Villeneuve, est admis au notariat en 1838 et fait un séjour en Europe pour perfectionner ses connaissance. À son retour, il est attiré par la littérature et publie son oeuvre principale: son Histoire du Canada. Il épouse Esther Bilodeau et devient le père de dix enfants. François-Xavier demeure une figure de proue de notre histoire.

Plus près de nous, Marc Garneau, fils d’André, militaire de carrière, est le premier astronaute canadien à voyager dans l’espace le cinq octobre 1984.

Enfin, Émile Garneau épouse à Saint-Sauveur de Québec, le 14 septembre 1920, Yvonne Portugais puis le couple déménage à Montréal. On retrouve Émile, dans les années 1940, chef électricien et responsable des installations électriques du Plan Bouchard à Sainte-Thérèse. Après la guerre, il devient chef électricien à l’hôtel Windsor à Montréal. Cet homme respectable, descendant de Louis Garneau et de Marie Mazoué, prend une retraite bien méritée et vient habiter Saint-Eustache chez sa fille Lucille, où il termine ses jours. Lucille Garneau est décédée l’année dernière. Elle était la mère de mes enfants.

Source: «Nos racines»
Claude Latour
Société de Généalogie de Saint-Eustache
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