Liste des chroniques

Rocheron, Rochon (2e partie)

Nous poursuivons cette semaine l’histoire de la famille Rochon. Nous avons vu précédemment les six premières générations s’établir ici, dans ce pays neuf, et se diriger petit à petit vers St-Eustache puis enfin à St-Benoit.

Septième génération:
Urgel, mon grand-père est le premier enfant de la famille à naître à Saint-Benoit. Dans son jeune âge, il fréquente l’école de rang voisine de la terre paternelle. Cette école construite en 1866 lui fut vendue à l’enchère; il la déménagea sur son terrain. A l’instar de son père, Urgel a fait des travaux de forge dans cette école transformée en boutique. En 1905, il épouse Clarisse Drouin. Deux fils sont nés: Léo-Paul en 1906 époux de Béatrice Carrière et Robert mon père en 1917. Le 16 décembre 1945, Urgel a le malheur de perdre son épouse. C’est avec son fils Robert, après le mariage de celui-ci, que Urgel continuera sa vie. Grand-père comblé, il aura le bonheur de connaître sept de ses petits-enfants avant de mourir en avril 1962 âge de 83 ans.
Huitième génération:
Robert prend pour épouse Jeannine Carrière fille d’Alice Brunet et d’Alfred Carrière le 26 octobre 1946. Et comme nous le savons, le couple s’installe dans la maison paternelle où grandiront leurs 9 enfants. Robert fit ses études primaires à l’école de rang à la Fresnière, puis il fréquente le collège Sacré-Coeur à St-Eustache. En 1936, à l’Institut Agricole d’Oka, il complète un Cours Moyen où il manifeste un goût particulier pour la culture fruitière. Puis c’est le retour dans sa paroisse natale où il seconde ses parents sur la terre paternelle. Robert est un homme actif, curieux, à l’écoute des besoins de ses concitoyens. Aussi ne faut-il pas s’étonner de le voir s’occuper des associations agricoles de son milieu, tel que le Cercle de l’Union Catholique des Cultivateurs. Membre fondateur de la Caisse Populaire de Saint-Benoit en 1938, on le retrouve en 1956 en politique municipale. D’abord comme conseiller durant huit ans et comme maire de 1963 à 1970. Il est également préfet du comté en 1970. Faut-il y voir l’influence de son grand-père Damasse dans cet attrait pour la vie politique municipale? Il conserve précieusement et respectueusement les objets ayant appartenu à ses aïeux, dont le fusil mentionné dans l’article précédent. Le 7 mars 2000, marquait la fin du passage terrestre de cet homme fier, généreux et engagé, nous laissant ainsi le souvenir d’un homme amoureux de la vie.
Neuvième génération:
Les enfants de Robert et Jeannine Carrière:
Louise (Jacques Robert)Pierre (Estelle Cloutier)
François (Francine Nadon)Marcel (Céline Labonté)
Rollande (Yves Chandonnet)Estelle
Francine (Daniel Bélanger)Jocelyne (Marc Boudreau)
Odette (Simon Beaudry)
Dixième génération:
La lignée se poursuit avec les 18 petits-enfants et la onzième génération est entamée avec un arrière petit-fils. Si aujourd’hui, les descendants d’Urgel et de Robert marchant dans les sillons qu’ils ont tracé, c’est signe que leur influence persiste encore. La famille Rochon est bien enracinée à Saint-Benoit depuis 124 ans.Moi, Louise, fille de Robert, devenue résidente de St-Eustache depuis 1966, j’ai oeuvré comme enseignante durant 31 ans à l’école Terre des Jeunes. Ce fut un plaisir de partager avec vous ma généalogie.
Louise Rochon
Société de Généalogie de Saint-Eustache