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Michel Lanthier


Lanthier

Durant le régime français, il vient au Canada un seul immigrant portant le nom de Lanthier ou Lantier, il s’agit de Jacques, originaire de Brùlain en Poitou. Il arrive en Nouvelle-France vers 1686, et habite Lachine. Jacques épouse à Montréal le 8 février 1694 Catherine Angélique Matou. Treize enfants naissent de cette union. En 1711, Jacques se remarie avec Cunégonde Vinet (veuve de François Dubois), deux autres enfants voient le jour, Antoine vers 1714 et Suzanne en 1718. Le fils de Jacques, dont le prénom est aussi Jacques du premier lit, épouse en 1723 la fille de la deuxième épouse de son père, Cunégonde Dubois dit Brisebois.

C’est le 25 novembre 1698 que les sulpiciens lui concèdent une terre de soixante arpents en superficie au bord du lac Saint-Louis. Il a pour voisins Léonard Lalande dit Latreille et Jean Beaulne.

Le 17 mai 1738, il dicte son testament au notaire Jean-Baptiste Adhémar. Il demande à être inhumé au cimetière paroissial et qu’un service soit célébré avec six cierges à l’autel, six aux corps et deux aux acolytes et demande qu’on dise deux cents messes pour le repos de son âme. Il décède à la Pointe-Claire, le 3 décembre 1738 et y est inhumé le lendemain.

Le père de Jacques Lanthier, en France, s’appelait aussi Jacques (un tisserand). Son épouse se nommait Mathurine (Catherine) Picard. Le mariage fut célébré le 9 janvier 1661 à Brùlain en Poitou. Ses grands-parents se nommaient Estienne Lanthier et Madeleine Billeau.

Nous avons retracé en France un fascicule sur notre patronyme qui mentionne que, vers l’an 1100, un nommé Dodon Lanthier ou Lantier ou Lanstier ou Lanthiez était l’ancêtre des Lanthier. Il habitait une maison de pierre à Arras, au fond de la Grande-Place (au numéro 48 actuel). À cette époque, une maison de pierre était l’apanage de l’aristocratie. On mentionne le nom de Lanstier ou Lantier (en latin «de HASTIS», c’est-à-dire «de la lance») qui, rapproché de leurs armoiries chargées de 3 heaumes (casques militaires), atteste amplement leur origine militaire.

Un des descendants, Eustache Lanthier, fils de François Lanthier et de Marie-Charles Lajeunesse de Saint-Eustache, prend part à la bataille de 1837 avec les patriotes, contre une armée de deux milles hommes qui est sous le commandement de Colborne. Il est tué à l’église de Saint-Eustache avec environ 70 autres patriotes. Eustache était marié avec Marie Anne Valiquette depuis le 11 mai 1823 à Sainte-Anne-des-Plaines, et était le père de onze enfants. Lors de son décès, en 1837, il était cultivateur et habitait la ville de Saint-Jérôme.

Un des fils d’Eustache, soit Nazaire Lanthier, a épousé en premières noces Hélène Brisebois le 20 avril 1857 à Saint-Jérôme, 8 enfants naissent de cette union. En secondes noces, il épouse Herméline Chartrand le 30 juin 1880, six autres enfants naissent de cette autre union. La plupart des enfants de Nazaire s’établissent dans la région de Sainte-Agathe-des-Monts.



Le presbytère de Lanthier, dans les années 1950.
(photo Ludger Charpentier, collection BNQ)

Lantier: petite localité des Laurentides contiguë et située au nord de Sainte-Agathe-des-Monts, entre Val-des-Lacs et Sainte-Lucie-des-Laurentides. Lantier a été officiellement créée en 1948, par suite de son détachement de la municipalité du canton de Doncaster (1874). On a voulu rendre hommage à la famille de Ludger Lantier, maître de poste de la municipalité par le passé. Plusieurs Lantier ont d’autre part vécu dans le canton de Doncaster.

Recherche et texte: Michel Lanthier
Société de généalogie de Saint-Eustache