Liste des chroniques

Sénécal

D’où nous vient ce patronyme Senécal? Selon le dictionnaire Larousse, Senéchal signifie «serviteur le plus âgé». Du côté histoire, grand officier du palais royal, cette fonction est supprimée en 1191. Dans certaines provinces françaises, c’est un officier royal de justice, à la tête d’une sénéchaussée. Il est fort probable que le patronyme Senécal provient tout simplement de Senéchal. Nous retrouvons dans l’annuaire téléphonique de Montréal près de 700 inscriptions au nom de Senécal et Senéchal. Dans notre région, c’est plus de 200 inscriptions.

Jean Senécal, notre ancêtre ici en Amérique, est né le 20 septembre 1646 à Saint-Martin de Paluel, arrondissement de Dieppe, Normandie (Seine-Maritime). Il est le fils de Martin, maître cordonnier, et de Jeanne Lappert. Au recensement de 1666 et 1667, il habite Montréal, où il est domestique engagé de Charles d’Ailleboust. À celui de 1681, il habite toujours au même endroit. Il épouse à Montréal, le 15 octobre 1672, Catherine Desenne ou Deseine, fille de Pierre, potier d’étain, et de Marguerite Léger, de Notre-Dame-du-Chemin, arrondissement et évêché d’Orléan.

Le couple a sept enfants: Pierre (Marguerite Pinsonnault), Marie-Thérèse (religieuse CND), Mathurin, Joseph (Marie-Anne Foucher), André (Marguerite Boyer), Marguerite-Catherine (religieuse CND) et Anne (Joseph Basinet).

C’est André de la deuxième génération que nous suivons aujourd’hui. Il épouse à Montréal, le 28 octobre 1710, Marguerite Boyer, fille de Nicolas et de Marguerite Maclin. Quatorze enfants naissent de ce mariage, tous nés à Montréal.

Leur cinquième enfant, Charles, épouse à la Pointe-aux-Trembles, le 10 février 1749, Madeleine Gervais, fille de Nicolas et de Françoise Archambau. Puis, Charles, fils de Charles, de la quatrième génération, épouse à Montréal, le 20 février 1786, Véronique Monet, fille de Joseph et de Véronique Parent.

À la cinquième génération, Joseph prend pour épouse à Montréal, le 16 juillet 1821, Marguerite Prud’homme, fille de Jérémie et de Marie Décarry. Leur fils, Fabien, convole en justes noces le 21 novembre 1853, à l’Île-Bizard, avec Domithilde Brayer-Saint-Pierre, fille de Joseph et de Domithilde Denis.

La septième génération voit Joseph épouser, à Saint-Raphaël de l’Île-Bizard, le 9 février 1916, Emérila Boileau, fille de Benjamin et de Marguerite Lefevre.

C’est Georges, de la huitième génération, qui arrive dans notre région. Il épouse en la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Montréal, le 9 février 1916, Germaine Moquin, fille de Cléophas et d’Hermine Goulet. Dans sa jeunesse, Georges obtient un contrat pour la fourniture de dormants de chemin de fer pour le gouvernement; il loue, à ce moment-là, un moulin à scie et à farine à Sainte-Scholastique (Mirabel), actionné par une roue à aube. Ce moulin, situé voisin du maréchal ferrant, devient la proie des flammes. Plus tard, Georges se fait construire des chalets à Pointe-Calumet, pour location.

Leur fils Gérard, né à Montréal, épouse à la paroisse du Très-Saint-Sacrement de Montréal, le 23 septembre 1939, Blanche Lavoie, fille de Georges et de Marie Laure Beaupré. Gérard aide son père en construisant des chalets, puis il devient barbier à Montréal; il s’occupe, comme son père, de location de chalets et, à la retraite, habite, avec son épouse Blanche, Pointe-Calumet. Les enfants de Gérard et de Blanche sont Denise, Suzanne, Pierrette, Nicole et Jacques. C’est Suzanne, la deuxième des filles, qui m’a mis sur la piste de son ancêtre.

Claude Latour,
Société de généalogie de Saint-Eustache,
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