Liste des chroniques

Ménard

Plusieurs Ménard ont immigré en Nouvelle-France en provenance de diverses parties de la France.

Il y a vingt ans, quand j’ai commencé à faire des recherches sur les Ménard afin de retracer les ancêtres de mon mari, Germain Ménard, j’en ai trouvé au moins dix, qui se sont mariés entre 1657 et 1764.

Celui qui m’intéresse est Adrien Ménard, navigateur âgé de 31 ans, fils de feu François et de Louise Guérard de Bouillon, de Avrances, en Basse-Normandie. Il se marie à Cap-Saint-Ignace, comté de Montmagny, en 1764 avec Marie-des-Anges Dupont, fille du notaire Dupont et d’Angélique Morneau. Ce sont les ancêtres de la famille de Germain Ménard.

Dans le dictionnaire Drouin, à la page 931, il est noté qu’Adrien Ménard est le fils de François Ménard et de Louise Madeleine Guérard. Si vous allez à ce couple, la date du mariage et l’endroit ne sont pas inscrits, pourquoi? Jean Ménard et Françoise Vachon, que l’on dit être les parents de François, ont fait baptiser un fils du nom de François-Marie le 7 décembre 1715 à Charlesbourg. Quant à Louise Madeleine Guérard, ses parents ont fait baptiser une fille de ce nom le 15 mars à Sainte-Famille de l’Île-d’Orléans. Le 25 novembre 1726, Louise-Madeleine fait profession chez les soeurs de l’Hôtel-Dieu de Québec sous le nom de soeur Thérèse.

Avec les années, en poursuivant mes recherches, et avec l’aide de généalogistes chevronnés et les moyens les plus modernes dont l’on dispose, il m’a été enfin possible de faire la lumière sur cette situation. François Ménard et Louise Guérard, qui concernent notre famille, ne sont jamais venus en Nouvelle-France.

Les descendants de leur fils Adrien se sont établis pour la plupart sur des fermes à Montmagny, Cap-Saint-Ignace, l’Islet-sur-mer et Saint-Jean-Port-Joli, aussi plusieurs ont fait carrière dans la marine. Ce n’est que vers 1850 qu’ils ont commencé à s’éloigner pour aller vers Québec, Montréal et les États-Unis, ensuite vers le nord de l’Ontario et maintenant la Colombie-Britannique, et on en trouve dans tous les domaines où il est possible de gagner sa vie. Les familles ont été très nombreuses et comptaient plus de garçons que de filles, ce qui a obligé l’éloignement.

Dans la ligne ascendante de la famille issue d’Adrien et de Marie-Desanges Dupont, leur fils Jean-Baptiste et Marguerite Bélanger se sont mariés le 14 novembre 1791 à l’Islet-sur-Mer. Ont suivi Charles et Hélène Fournier, qui se sont mariés au même endroit le 13 janvier 1829. Puis, il y a Eugène et Marie-Henriette Saint-Pierre, mariés le 18 février 1879. Plus près de nous, Eugène et Marie-Louise Giasson se marient à Saint-Jean-Port-Joli et enfin, leur fils, Germain et (moi) Denise Godin, nous nous marions à Bon-Pasteur de Laval-des-Rapides, île Jésus, le 22 mai 1954. Nous avons une fille et trois fils qui enrichissent la famille de onze petits-enfants.

De l’union d’Eugène et de Marie-Louise Giasson, les parents de mon mari, sont nés dix-huit enfants dont douze garçons, quarante-cinq petits-enfants, soixante arrière-petits-enfants et dix arrière-arrière-petits-enfants se sont ajoutés à cette grande famille pour l’année 2001.

En 1990, en France, 32 913 personnes portaient le nom de Ménard, qui se classait au 131e rang du nom le plus porté dans toute la France. Avec tous les descendants des autres familles Ménard qui se sont multipliés en Amérique, ce nom n’est pas prêt de disparaître de la planète Terre.

Recherche et texte:
Denise Godin-Ménard (292)
Collaboration: Germain Ménard (293)
Société de généalogie de Saint-Eustache