Liste des chroniques

HISTOIRE DE NOS FAMILLES

Robitaille

D’où nous vient le patronyme Robitaille? Gérard Lebel répond par une interrogation; « Le patronyme Robitaille prend-il ses titres d’ascendance chez Robert et taille? Le prénom Robert a donné Robin, Robineau et Roby. Taille signifie hameau ou ancien fief La Taille, coupe de bois. Ainsi, Robitaille : personne portant le nom de Robert, habitant de la Taille. Les Robitaille furent-ils les premiers Robin des Bois français?...».

Trois frères Robitaille s’établissent en Nouvelle-France au XVIIe siècle : Philippe, Jean et Pierre. Ils sont les fils de Jean Robitaille et de Martine Cormont de la paroisse Saint-Georges, évêché de Boulogne, commune Auchy-les-Hesdin, arrondissement d’Aras en Picardie, France.

Des trois frères, seul Pierre perpétue le nom de Robitaille en Amérique. Pierre a 23 ans, passe son contrat de mariage à Québec, le 5 mai 1675, devant le notaire Duquet. Il s’engage à épouser Suzanne-Marie Maufay, fille mineure de Pierre et de Marie Duval. Elle a 14 ans quand on la demande en mariage. Ses parents disent lui donner 1 jeune cochon, 6 chemises, 6 mouchoirs, 1 couverture, 1 paire de draps, 6 serviettes. Malheureusement, l’acte religieux est perdu, le mariage a dû se célébrer le lundi suivant, 20 mai, peut-être à Sillery. Après les réjouissances, le couple s’en va travailler sur sa ferme de Gaudarville, aujourd’hui dans Sainte-Foy.

Arrivé au pays en 1668 ou en 1669, Pierre Robitaille n’a que 18 ans quand il obtient une concession de terre de trois arpents de front de Jean-Baptiste Peuvret, secrétaire du gouverneur Jean de Lauzon, qui est notaire et greffier en chef du Conseil Souverain et seigneur de Gaudarville. C’est à cet endroit que Pierre amène sa nouvelle épouse, ils ont treize enfants, dix garçons et trois filles, mais peu atteignent l’âge adulte.

Aujourd’hui, c’est Romain, de la deuxième génération que nous suivons. Il épouse à Sainte-Foy, le 10 octobre 1723, Françoise Lemarié. Dans les générations suivantes, les Robitaille s’allient aux  Drolete, Parent, Groulx, Sauvé, Robert et Saint-Aubin.

C’est mon grand-père, Armand, de la neuvième génération, qui arrive à Saint-Eustache pour épouser, le 12 juin 1923, Anatalie Maria Kavanagh, ma grand-mère, puis retourne à Pont-Viau (Chomedey de Laval) où quatre enfants naissent: Angeline, René, Georges et André. Voyant venir la guerre, il loue une terre et y fait travailler ses enfants, ce qui les sauvent du service militaire.

Le benjamin André, mon père, de la dixième génération, épouse à Saint-Martin, le 7 juillet 1956, Carole Chartrand, ma mère. Elle est la fille mineure d’Arnold Chartrand et de Juliette Racette. Mes parents viennent habiter à Saint-Eustache en 1969, j’ai à ce moment-là 13 ans.

Après des études primaires à l’école Notre-Dame de Saint-Eustache et à la polyvalente Deux-Montagnes, je termine mes études à Sainte-Thérèse. Puis, c’est ma rencontre à Saint-Eustache avec Marjolaine Cossette, fille de Prime Cossette et de Rose-Alba Gagnon, que j’épouse à Rouyn-Noranda le 20 décembre 1980. Après quelque temps passé là-bas, nous revenons nous installer à Saint-Eustache où je travaille depuis dix ans pour les travaux publics de la ville de Saint-Eustache. Deux filles sont nées de notre union : Karine et Josée.

J’ai connu Pierre Robitaille alors qu’il effectuait des travaux à notre centre de recherche, cela lui a donné le goût d’en connaître plus sur ses ancêtres. Curieusement, il est le septième de sa descendance à porter le prénom de Pierre, ce qui est assez rare.

Source : Pierre Robitaille


Claude Latour
Société de Généalogie de Saint-Eustache
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