Liste des chroniques

HISTOIRE DE NOS FAMILLES

Girard

Le patronyme Girard est très répandu en France et au Canada. Il signifie une lance bien trempée, c’est-à-dire qu’elle a subi un traitement thermique qui la rend extrêmement résistante.

Jean Girardin est originaire d’Arlem, en banlieue d’Amsterdam, Hollande. Il est le fils de Jean Girard et d’Élisabeth Plantome. Il épouse à Québec, le 18 janvier 1694, Dorothée Rancin, fille de Charles et de Françoise Conflans.

De la descendance que nous suivons aujourd’hui, c’est Pierre (Philippe), de la quatrième génération, qui arrive dans notre région. Il épouse à Saint-Benoît, le 26 février 1821, Louise Lajeunesse (Usereau). Son fils Jean-Baptiste épouse aussi, à Saint-Benoît, le 10 octobre 1848, Émélie Fortier.

À la sixième génération, Joseph prend pour épouse, à Saint-Joseph-du-Lac, le 4 février 1878, Ardelie Charette. Six enfants naissent de ce mariage, deux filles et quatre garçons. Un des garçons, Philias, épouse, le 28 avril 1913, Laurencia Saint-Jacques. De ce mariage naît Henri, le 4 février 1919, dans une vieille maison de pierre appelée «la maison de Bellefeuille» sise rue Saint-Nicolas, à Saint-Eustache. Les parents d’Henri louent la maison de pierre ainsi que la ferme pour quatre cents dollars par année, toutes taxes incluses. Vers 1923, le cheptel de la ferme se compose d’une vingtaine de bêtes à corne, autant de porcs, cinq chevaux, quatre moutons et quelques poules. Tous les surplus de la ferme, surtout le lait, est expédié à Montréal par le train, dont la gare et les entrepôts sont situés rue Saint-Viateur puis, en 1927, les produits de la ferme, y compris les produits laitiers, sont vendus au village.

En septembre 1924, Henri prend le chemin du collège Sacré-Coeur et fait partie de la chorale à l’église. Il y chantera pendant trente-six ans. Un souvenir de cette époque revient constamment à son esprit. «Certains matins d’hiver, par temps froid et clair, remplissaient les arbres de frimas, le soleil se levait sur les petites maisons du village, la fumée blanche produite par les poêles à bois sortait des cheminées et montait droit au ciel. Cette vue féerique représentant la tranquillité donnait le goût de vivre.»

C’est en octobre 1930 que se fait le déménagement sur la Petite Rivière-Sud pour connaître des années difficiles. Loin du village, sans électricité, tout est à refaire, c’est la crise. Avec l’autorisation de ses parents, il entreprend des démarches pour que ceux-ci obtiennent le crédit agricole afin d’acheter la terre qu’il loue depuis sept ans.

Lors d’une partie de labour que l’on organise tous les automnes dans la région, il rencontre Simone Renaud, fille d’Émile et de Corrinne Bélanger, qu’il épouse à Saint-Eustache, le 29 octobre 1941. Henri est fils unique, son jeune frère étant décédé à l’âge de huit ans, lors de l’épidémie de diphtérie de 1924. Après son mariage, il habite avec ses parents. Le couple a dix enfants, cinq garçons et cinq filles.

Les années étant meilleures, Henri améliore sa ferme en construisant, entre autres, un nouvel étable puis, en 1964, il devient conseiller de la paroisse de Saint-Eustache et, en 1972, de la ville de Saint-Eustache.

En 1977, à l’occasion de la fête des Mères, sa famille est choisie pour représenter toutes les familles du village et Simone accepte d’y représenter les mères. Elle est entourée de ses enfants et de ses quatre-vingt-deux petits enfants.

Tiré de l’ébauche d’un livre sur la famille Girard par Normand Girard, petit-fils de Henri Girard.

Claude Latour,
Société de généalogie de Saint-Eustache,

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