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Pelletier

«Pelletier vient du mot latin pellis et signifie celui qui prépare, travaille ou vend des peaux, des fourrures. Les Grecs et les Romains considéraient les fourrures comme un signe caractéristique de barbarie. Mais, dès le VIe siècle, le goût des pelisses rares s’empara des populations d’occident. Ainsi, en France, Charlemagne portait, durant l’hiver, un pourpoint en peau de loutre. En 1346, les marchands de fourrures ou pelletiers, de la ville de Paris, possédaient leurs statuts et privilèges. Rien de surprenant que ces commerçants, nombreux, héritèrent du patronyme Pelletier.»(1)

C’est sur le territoire du Perche, plus précisément à Brésolettes, qu’est né, vers 1598, Guillaume Pelletier. Il est le fils d’Éloi, marchand de bois et charbonnier, et de Françoise Matte.

Guillaume, qui a choisi le métier de son père, épouse à Tourouvre, le 12 février 1619, Michelle Mabille. Trois fils naissent de ce mariage et sont baptisés à l’église de Saint-Aubin: Claude et Guillaume sont décédés en France, seul Jean a accompagné ses parents outre-mer.

Guillaume voyage vers la Nouvelle-France avec sa femme et son fils mais aussi avec son frère Antoine qui est célibataire. Ils se fixent dans la seigneurie de Beauport vu que Robert Giffard leur concède chacun une terre de six arpents de largeur, face au fleuve et s’étendant, en profondeur, jusqu’à la rivière Montmorency.

Antoine épouse le 19 août 1647 Françoise Morin mais n’a pas de chance car, le 2 octobre de la même année, son canot chavire près de sa demeure au Sault de Montmorency et il se noie sans laisser de descendance. C’est Guillaume qui hérite de la terre de son frère puis, cède celle-ci à Jean Mignault dit Châtillon.

Jean, de la génération suivante et troisième fils de Guillaume Pelletier et de Michelle Mabille fiance en 1647 Anne Langlois, fille de Noël Langlois et de Françoise Garnier. Après deux publications de bans de mariage, on découvre que la fiancée a été baptisée le 2 septembre 1637 et qu’elle n’est âgée que d’à peine dix ans. Jean doit patienter deux ans pour l’épouser à Beauport, le 9 novembre 1649. Anne Langlois est alors âgée de 12 ans. Il est intéressant de noter que Noël Pelletier est l’un des tout premiers colons de la seigneurie de Beauport.

Quant à Jean Pelletier et Anne Langlois, ils ont eu ensemble neuf enfants dont sept atteignent l’âge adulte: Noël, René, Jean, Charles, Anne, Marie et Marie Charlotte. Ces pionniers ont uni leur destinée aux Mignault, Leclerc, Godbout, Huot, Ouellet, Lizot, Saint-Pierre, Gerbert et Mignier.

Aujourd’hui, nous faisons une des descendances de Charles. Il épouse à Rivière Ouelle, le 12 janvier 1711, Marie-Barbe Saint-Pierre, fille de Pierre et de Marie Gerbert.

Les générations suivantes s’allient aux Lévesque, Lizot, Lebel et Saint-Pierre. Ils contractent mariage à Kamouraska et Saint Rock-des-Aulnaies.

Un membre de la neuvième génération, Joseph-Émile, épouse à Sainte-Hélène de Kamouraska, le 14 octobre 1919, Hélène Morin. Ils cultivent une terre dans la partie est 4e rang et ils habitent une maison qui est une ancienne école. Neuf enfants naissent de cette union, huit filles et un garçon. Quatre des filles viennent habiter notre région: Jeanne d’Arc (Jean Lauzon), Pauline (Pierre Renaud), Gisèle (Robert Lacroix) et Berthilde.

P auline a enseigné pendant 37 ans, avant de se retirer, elle a poursuivi sa carrière à Kamouraska, à Laval et à Sainte-Marthe. Elle est marguillier à la paroisse Saint-Esprit, présidente du Comité de loisirs Bel Âge; on la retrouve aussi au Centre d’entraide, au Centre Marie-Ève, à la Popote roulante, etc. Ces années-ci, pendant la saison des pommes, on peut la voir à Saint-Joseph-du-Lac dans les vergers Lacroix où elle anime les visites de groupes, surtout celles des jeunes enfants qui fréquentent les garderies et les maternelles.

(1) Nos ancêtres vol. no 15
Recherche et texte: Monique Gauthier,
Société de généalogie de Saint-Eustache