Liste des chroniques

Bélisle

Nous vous avons parlé à deux reprises de Mathurin Goyer dit Laviolette (1621-1684), mais nous ne vous avons pas tout dit. Baptisé à Saint-Aubin de Tourouvre au Perche, il est le fils de Jacques Goyer et de Mathurine Sauvage. Il épouse, en premières noces, Marguerite Février et, en deuxième noces, le 27 décembre 1668, Barbe Lefebvre dite Lacroix. De leur union naissent trois enfants.

Selon Michel Langlois, Mathurin vient seul en Amérique en 1648, car, le 16 mai 1649, il doit 52 livres et dix sols à Jacques Goulet pour l’achat d’un fusil et d’un marteau. Au mois d’août suivant, il s’engage à remplacer Pierre Langlois, pour une période de deux ans auprès de Jacques Maheu. Puis, on le retrouve aux Trois-Rivières où il passe deux autres années pour Étienne Lafond. En 1654, il loue une terre de celui-ci pour six ans.

Toujours selon Michel Langlois, le 7 octobre 1663, Mathurin reconnaît avoir blessé Laurent Bory dit Grandmaison «d’un coup d’estramaçon». Comme réparation, il promet de le remplacer par un homme au service de Jean Leduc, aussi longtemps qu’il ne sera pas en mesure de travailler, sinon, durant le temps des semences et des récoltes, il lui offre 40 sols par jours.

En 1664, monsieur de Maisonneuve concède à Mathurin une terre de douze arpents de superficie au lieudit la Contrée Saint-Joseph. Au mois de juillet 1667, il achète une terre de soixante arpents de superficie au-dessous du Bois Brûlé, qu’il ne paie que dix livres à Jean-Marc dit Laviolette. Un an plus tard, il la revend pour la somme de 70 livres à Guillaume Chartier. Un bon coup d’affaires! Lors du recensement de 1681, il possède un fusil, quatre bêtes à cornes et quinze arpents en valeur. C’est à Montréal que Mathurin décède et est inhumé le 10 février 1684.

À la deuxième génération, Jacques Goyer dit Bélisle épouse à Montréal, le 29 juin 1699, Hélène Courault. Selon France Goyer, onze enfants naissent de ce couple, dont trois fils, Jacques, Joseph et Pierre, ancêtres des familles Goyer, Gohier, Bélisle, Belle-Îles et Béliel en Amérique. Cette semaine, c’est la descendance de Jacques que nous suivons.

Les quatre générations suivantes s’allient aux Lenoir, Morin, Duquette et Champagne-Antgrave et s’unissent à Montréal, Saint-Laurent, Saint-Eustache.

Le premier de cette descendance à porter le patronyme de Bélisle est Emery. Il épouse à Sainte-Thérèse, le 10 janvier 1871, Octavie Dion. De cette union naissent douze enfants qui atteignent l’âge adulte: Albina (J.-Baptiste Charbonneau), Adélard (Marie-Rose Latour dit Vilot), Ernestine (célibataire), Célina (célibataire), Albertine (Albert Paquin), Joseph (Louise Mallette), Hector (Marie-Rose Bélisle), Agapit (Eva Bouchard), Sophrénie (célibataire), Marie Lord (Adélard Giroux), Corine (Charlemagne Mayotte) et Joseph Aimé (Jacqueline Lafrance).

Emery est cultivateur dans le Petit Chicot (chemin du Chicot-Sud cadastre numéro 417). Il a pour voisin, d’un côté et à l’arrière, la terre des soeurs de la Congrégation Notre-Dame, (sucrerie) et de l’autre côté, celle d’Isaï Lorrain puis, par la suite, de son fils Moïse.

C’est Joseph-Aimé qui prend la relève de son père sur la terre paternelle en 1947. Il épouse à Sainte-Scholastique, le 2 mai 1946, Jacqueline Lafrance, fille de Jean Lafrance et de Gertrude Saint-Jacques. Joseph-Aimé et son épouse prennent leur retraite en 1989 et viennent habiter «le village», aujourd’hui la ville de Saint-Eustache.

Recherche généalogique:
Marie-Michelle Renaud, Claude Latour

Société de généalogie de Saint-Eustache
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