Liste des chroniques

HISTOIRE DE NOS FAMILLES

Savard

Simon Savard habite à Montreuil-sur-Vincennes, dans la paroisse de Saint-Pierre, aujourd’hui appelée Montreuil-sous-bois, à quelques kilomètres de Paris. Il prend pour épouse, vers 1654, Marie Hurdouil, avec qui il a cinq enfants, lesquels seraient tous nés dans la paroisse Saint-Pierre. Le patronyme Savard veut dire «terre en friche».

En 1663, Simon Savard, probablement pour vouloir améliorer son sort et celui de sa famille, décide de traverser l’Atlantique avec celle-ci. Il faut beaucoup de courage pour prendre une telle décision à l’époque car, pour l’immigrant, c’est l’aventure, l’inconnu!

Plusieurs vaisseaux sont en partance pour le Québec cette année-là, dont la Flûte Royale, navire de 300 tonneaux commandé par le capitaine Guillon, puis l’Aigle d’Or, de même dimension, commandé par le capitaine Gargot. L’année 1663 voit aussi les compagnies du régiment de Carignan-Salière quitter la France pour Québec.

La traversée est difficile. Environ 150 personnes sont entassées dans l’entrepont avec les bagages, la nourriture, l’eau potable qui change de goût à mesure que le voyage avance. La maladie frappe la plupart des voyageurs, les morts sont jetés à la mer... Enfin, on arrive dans le port de Québec. La famille de Simon Savard survit à cette difficile traversée, mais celui qui le plus hypothéqué est Simon lui-même.

Marcel Trudel affirme, dans Le Terrier du Saint-Laurent, qu’à l’automne de la même année, une terre a dû lui être concédée dans l’arrière-fief de Charny-Lirec, dans la paroisse Saint-Pierre de l’île d’Orléans. Sans doute avec l’aide de ses voisins, il réussit à se construire une cabane pour hiverner. Le 5 février 1664, leur fille aînée Denise, âgée de 23 ans, épouse, au Château Richer, l’ancêtre des Fiset, un charpentier de Dieppe. Le même printemps, il demande de l’aide au Conseil souverain pour lui et sa famille et l’obtient. Quelques semaines plus tard, Simon Savard est à Beauport; c’est là qu’il s’éteint. L’inventaire de ses biens est fait le 15 août 1664 par le notaire Paul Vachon.

Aujourd’hui, nous suivrons la descendance de Jean, quatrième enfant de Simon et Marie. Il prend pour femme à l’Ange-Gardien, le 14 avril 1687, Marguerite Tremblay, fille de Pierrette d’Anne Achon. Les générations suivantes sont alliées aux Dallaire, Paré, Tremblay, Thibeault et sont mariées à l’île d’Orléans, l’Île-aux-Coudres, aux Éboulements, puis à Chicoutimi. À la huitième génération, Edmond épouse, en premières noces, à Chicoutimi, le 15 mai 1903, Hermine Lévesque, fille d’Elzéar et de Delphine Tremblay et, en deuxièmes noces, Rose Albine Savard. Edmond est fermier et jardinier maraîcher, en plus d’être un notable de la place. Onze enfants naissent de cette union, sept garçons et quatre filles.

Ernest (1907-1965), qui est charpentier menuisier et plus tard garde forestier, épouse à Saint-Alexis de la Grande Baie Marie-Hélène (Ange) Bergeron, fille de François et de Marie Forçade. Onze enfants naissent de cette union, cinq garçons et six filles.

Grégoire, fils d’Ernest, épouse à Saint-Alphonse de Bagotville, le 29 août 1959, Marie Saint-Gelais, fille d’Aimé et de Marie-Anne Tremblay, Il arrive à Saint-Eustache en 1964. Très jeune, il doit travailler pour sa subsistance et devient, comme beaucoup de nos ancêtres, bûcheron. Il passe dix-sept années de sa vie dans le bois à bûcher et, autodidacte, à étudier. Les trente années suivantes, il les passe à l’UPA (Union des producteurs agricoles) où on le retrouve négociateur en chef, et s’occupant des relations publiques pour les forestiers de l’Ouest du Québec. Aujourd’hui retraité, Grégoire, qui est avant tout un humaniste, est un grand bénévole au sein de notre société.

Référence: Nos Origines,
Gérard Lebel, C. S.s. R.,

r echerche et texte:
Claude Latour, de la SGSE,

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