Liste des chroniques

HISTOIRE DE NOS FAMILLES

Prud'homme

Louis Prud’homme, fils de Claude et d’Isabelle Aliomet, naît entre 1601 et 1608 à Pomponne près de Lagny-sur-Marne, Île-de-France. Il est le plus ancien des sept de ce nom à s’établir au Canada.

En 1641, on constate la présence de Louis Prud’homme, mais il se peut qu’il soit arrivé au Canada dès 1636; il retourne en France régler des affaires de succession. À l’automne de la même année, il est de retour, car, le 22 octobre, il arrive chez le notaire Jean de Saint-Père pour passer un contrat de mariage avec Roberte Gadois, fille de Pierre Gadois et de Louise Mauger. La dot de Roberte remise à Louis Prud’homme, son futur époux, est de 500 livres tournois, doublés par le sieur gouverneur de Montréal; en plus, un lit de plume, un traversin, cinquante aulnes, une vache avec son veau, dix plats, six assiettes et un pot d’étain lui sont délivrés le lendemain de la cérémonie du mariage. Ce sont des épousailles de gens bien à l’aise pour l’époque.

La concession de terre à Louis Prud’homme le situe au 10e rang des premiers concessionnaires de Ville-Marie. Voici les termes du contrat: «Ledit sieur gouverneur de Montréal au nom des messieurs les associés pour la conversion des sauvages de la Nouvelle France en ladite Isle de Montréal et seigneur dicelle en faveur du dit mariage futur, a donné et donne, par le présent contrat auxdits future espoux la quantité de trente arpents de terre mesurée du pied à raison de cent perches pour arpent et dix part aux terres de la Brasserye, d’autre part à Michel Chauvin dit Sainte-Suzanne lesdites terres communicant vingt perches de large, sur le bord de la commune, et continue par cette largeur vers la montagne de l’Île tirant au nord-ouest quart d’ouest jusqu’à ladite quantité desdits trente arpents de terre pour en jouir par lesdits futurs espoux et leurs successeurs et ayants cause à perpétuité aux charges, clauses et conditions qui s’ensuivent et non autre rendu témoin.»

En signant ce document, Louis, qui est brasseur de métier, s’oblige à faire leur demeure dans l’île de Montréal, à moins d’une autorisation spéciale du gouverneur, s’oblige de bâtir une maison et s’oblige aussi à payer annuellement aux seigneurs de Montréal trois deniers de censives par arpent concédé et d’accepter toutes les clauses.

Puis, vient les signatures pour valider le document: Louys Prud’homme, Pierre Gadoys, Charles d’Ailleboust, qui fut le deuxième gouverneur de l’île, Jeanne Mance, Paul de Chomedey (Maisonneuve) Gilbert Barbier, Lambert Closse, le major et, enfin, le notaire De Saint-Père.

Le 30 novembre 1650, Louis Prud’homme, 42 ans, et Roberte Gadois, 24 ans, fille de Pierre Gadois et de Louise Mauger, s’épousent pour le meilleur et pour le pire.

Après avoir mené une vie rangée, l’ancêtre est inhumé à Montréal, le 7 février 1671. Il laisse sa femme, âgée de 45 ans, sept enfants: François-Xavier, et Cécile Gervaise, son épouse, s’installent sur la terre paternelle, Paul étudie au séminaire de Québec avant de devenir médecin, Marguerite se marie d’abord à Jean Martinet puis à Jean Latour, Pierre, après avoir accompagné Cavalier de La Salle en Louisiane à titre d’armurier obtient une seigneurie concédée par le découvreur sur le territoire américain actuel, puis rentre à Montréal où il épouse Olivier Quesnel ou Thiénal; Élisabeth se marie à Jacques Cauchois et Jeanne, à Dominique Thaumur.

Sources: Claude Latour
Société de généalogie de Saint-Eustache
http://www.linfonet.com/gene/accueil.html