Liste des chroniques

HISTOIRE DE NOS FAMILLES

Les Brunet, Brunette dit Belhumeur

L’arrivant se nommait Antoine Brunet. Son père, Mathurin, avait épousé Marie Pagot (Antoine dira Brunet à son mariage) probablement vers 1633. Originaire de la province d’Aunis, Antoine est baptisé à La Rochelle en 1644. Il arrive en 1662 à Québec, où on lui présente Françoise Moisan, fille du roi. Maître Jean Gloria rédige le contrat de mariage à Québec le 19 octobre 1663. Le 28 novembre, le couple s’épouse religieusement à Ville-Marie (Notre-Dame). Antoine défricha trois lopins de terre dans l’enceinte du Vieux-Montréal. Le couple eut neuf enfants, dont sept filles. Nous ne connaissons pas la date du décès d’Antoine. Parti en France vers 1693, il ne revint pas. Mourut-il dans la Vieille-France ou périt-il en mer? Nous l’ignorons.

C’est François, baptisé le 17 mars 1665, qui prend la relève. Il cultive un lopin de terre situé sur l’actuel emplacement du journal La Presse. Le 15 novembre 1688, à Boucherville, il épouse Anne Ménard. Dès lors, on le retrouve à Longue-Pointe, à Boucherville et, surtout, à Lachenaie dès 1698. C’est à la croisée des seigneuries de Lachenaie et de Terrebonne qu’il cultive la terre. François et Anne auront 12 enfants (trois garçons et neuf filles). Il se retire dans le nouveau village de Terrebonne dont il devient l’un des cinq premiers habitants. Il meurt le 13 juillet 1739 et est inhumé à Terrebonne le lendemain.

Jean-François Brunet, né le 17 mars 1704 à Lachenaie, prend la relève. Il épouse Marie-Anne Thibault, à Terrebonne, le 9 février 1728. Le couple aura 12 enfants (cinq garçons et sept filles). Jean-François participe, en tant que colon, à l’essor de la seigneurie de Terrebonne. En 1751, les sulpiciens du Sault-au-Récollet lui concèdent deux terres. Dorénavant, la famille se fixe près de l’ancienne réserve indienne. L’ancêtre y meurt le 16 septembre 1778.

L’aîné, François-Marie, baptisé le 23 novembre 1728, épouse Geneviève-Amable Vanier, le 9 mai 1757, au Sault-au-Récollet. Quinze enfants verront le jour (huit garçons et sept filles). Il décède après 1797.

Le deuxième fils, Louis-Gabriel, né le 4 juillet 1759, épouse Thérèse Quevillon, à Saint-Vincent-de-Paul (île Jésus), le 17 novembre 1788. Il cultive la terre du Sault que son père lui a cédée le 11 avril 1787. Il meurt le 7 juillet 1825. Avec Thérèse, il eut 17 enfants (11 garçons et six filles).

L’aîné, Louis, épouse Marie-Archange Monciaux (dit Desormeaux) à Saint-Vincent-de-Paul le 8 janvier 1816. Il y meurt le 10 septembre 1848 laissant 13 enfants (neuf garçons et quatre filles).

Joseph, le dixième enfant, naît le 11 novembre 1829 et meurt à Saint-Vincent-de-Paul le 3 décembre 1904. Il y épouse Domitille Labelle le 25 novembre 1852. Le couple a 18 enfants, partagés également entre garçons et filles. Le 2 mai 1908, est vendue la terre de Saint-Vincent-de-Paul. S’éteint alors cette lignée des Brunet dit Belhumeur agriculteurs.

C’est à Montréal qu’on suit Augustin, le neuvième enfant. Il s’établit dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste et ouvre une boutique de plomberie. Marié à Adélina Lecompte à Saint-Louis-de-France, le 7 janvier 1890, il eut 14 enfants: 11 garçons et trois filles. Il décéda le 30 avril 1929.

L’un des ses fils, Auguste, qui mérita tant ce surnom de Belhumeur et naquit le 24 janvier 1904, était mon père. Il continua le métier de plombier et, avec plusieurs de ses frères, assuma la boutique familiale dans la rue Hôtel-de-Ville. Il épousa Olivette Carrier, une fille de Lauzon, le 10 août 1935, dans la paroisse Saint-Alphonse-d’Youville. Il mourut le 18 juin 1985.

Deux enfants mort-nés me précédèrent. Je naquis le 12 juillet 1945 dans la paroisse Notre-Dame-du-Très-Saint-Sacrement, à Montréal. J’habite maintenant Saint-Eustache et collabore avec la Société de généalogie.

Michel Brunette.
mailto:mbrunette@clg.qc.ca
Société de généalogie de Saint-Eustache.