Liste des chroniques

HISTOIRE DE NOS FAMILLES

Charbonneau (suite)


Quand Olivier Charbonneau et sa famille arrivent-ils à Montréal? Où ont-ils passé l’hiver? C’est le 17 avril 1660 que réapparaît Olivier. Il est ce jour-là avec Jean Milot, témoin du testament olographe de Jean Tavernier dit Laforest. Celui-ci est armurier et célibataire. De plus, il est le deuxième compagnon de Dollard des Ormeaux. Il leur lègue, advenant sa mort, une partie des biens de sa terre de la rivière Saint-Pierre.

Le 4 octobre 1660, Olivier loue une terre d’André Charly dit Saint-Ange. Le 25 août 1662, il occupe douze arpents de terre, entre Mathurin Thibodeau et le terrain de Marguerite Bourgeois. En 1666 et 1667, la famille Charbonneau vit près du séminaire des sulpiciens. On lui donne trois arpents de culture mais ils n’ont pas d’animaux; de quoi vivent-ils?

Selon un jugement de M. d’Aillebout, daté du 20 décembre 1668 et rapporté par l’historien Faillon, un moulin à eau est construit sur le fleuve Saint-Laurent, à Pointe-aux-Trembles, et qui est la propriété d’Olivier Charbonneau et de Pierre Dagenets. Olivier exerce donc le métier de meunier. Les cinq enfants d’Olivier Charbonneau et Marie Grenier sont baptisés à l’église Notre-Dame, sauf Anne, et se multiplièrent en cinq branches et s’allièrent aux Labelle, Picard, Beauchamp, Poitevin, Denoyon.

De la descendance qui nous occupe aujourd’hui, c’est la cinquième génération qui arrive dans notre région. Joseph Charbonneau épouse à Saint-Eustache, le 23 février 1789, Marie-Louise Chartrand, fille de Paul et de Marie Laporte. Leur fils, Michel, épouse aussi à Saint-Eustache, le 14 octobre 1811, Geneviève Lacroix-Langevin, fille d’Antoine et de Geneviève Paiement-Larivière. Plus près de nous, Joseph convole en justes noces avec Olivine Girouard, à Saint-Eustache, le 18 octobre 1841; elle est la fille de Luc et d’Ursule Daoust. Leur fils, Jean-Baptiste, épouse à Saint-Augustin, le 28 janvier 1880, Angèle Jacques dit Rochon, fille d’Isaac et d’Angèle Beauchamp.

La neuvième génération voit Olivier Charbonneau, même nom que l’ancêtre, épouser à la cathédrale de Montréal, en 1919, Rose-Anna La Madeleine, fille de Salomon et de Marie Collette. Leur progéniture: Robert (1921-1991), célibataire, Madeleine (1923), qui épouse Thomas Marr (Richard, Pierre, Robert et Michel), Lucille (1928), célibataire, et Jean-Paul (1932).

Jean-Paul Charbonneau, de la dixième génération, est né à Ville LaSalle et commence ses études primaires au même endroit. Tout comme son père, Jean-Paul est habile en dessin et pratique très tôt le fusain, exploitant ainsi ses talents d’artiste. Olivier, son père, décède en 1954, alors que Jean-Paul n’a que douze ans. Rose-Anna, avec ses quatre enfants, revient dans la région à Saint-Augustin de Mirabel. En 1957, Jean-Paul épouse à Sainte-Scholastique Pauline Cyr, fille d’Adélard et d’Étiennette Deschambault. Il est menuisier de métier. Dans ses temps libres, on le voit préparant un terrain de balle ou arrosant une patinoire. Il dirige des équipes de jeunes soit à la balle ou au hockey, dans un premier temps seul. Puis, son ami Jean David devient son instructeur chef, même André Roy, journaliste bien connu dans notre région, est entraîneur de ses équipes. Jean-Paul occupe plusieurs postes de direction, au niveau des loisirs, des équipes seniors qui représentent Saint-Augustin. Il habite maintenant Saint-Eustache, où Joseph, son ancêtre, épousait, le 23 février 1789, Marie-Louise Chartrand.

Jean-Paul et Pauline ont trois enfants: Sylvie est animatrice à la vie étudiante (PDM), Alain, qui travaille dans le domaine de l’assurance, épouse Sylvie Auger, avec laquelle il a Karine et Jean-Sébastien puis, avec sa deuxième conjointe, Guylaine Dupras, Alexandre. Enfin, l’aîné Mario est depuis quinze ans à l’emploi de la Ville de Saint-Eustache où il occupe les fonctions de régisseur des sports. Mario épouse, en mars 1990, Hélène Brisebois; de cette union un fils est né, Joël.


Ascendance par Monique Gauthier,

Claude Latour, SGSE