Liste des chroniques

HISTOIRE DE NOS FAMILLES

Blanc, Leblanc

Claude Latour

«En France, l’adjectif Blanc fut le surnom d’un grand nombre de personnes. Même, il en engendra d’autres comme Blanchet, Blanchon, Blanchot, etc. Uni avec l’article simple blanc donna Leblanc, très commun dans le Nord du pays, patronyme le plus ancien et le plus important de la France des aïeux...» (Nos ancêtres, no 21)

Plusieurs immigrants Leblanc viennent s’établir en Nouvelle-France au début de la colonie. Parmi eux, Jean, originaire de Saint-Lambert au Calvados, aujourd’hui une petite commune dans l’arrondissement de Caen. Il épouse à Québec, en 1643, Madeleine Nicolet, fille de l’explorateur Jean Nicolet; il est le premier Blanc à parcourir le nord-ouest américain. Un deuxième Leblanc arrive en Nouvelle-France, Léonard. Il est maçon et originaire de Blessac, un bourg de la Marche, aujourd’hui situé dans l’arrondissement d’Aubusson; il épouse à Québec, Marie Riton. Le troisième Leblanc est Nicolas dit Labrie. On le retrouve en 1667 au Cap-de-la-Madeleine, son épouse est Madeleine Duteau. Nicolas est originaire de Chennevières-sur-Marne à l’est de Paris. Le quatrième arrivant est Antoine Leblanc dit Jolicoeur. Il est originaire de Picardie, il épouse Élisabeth Roy et se fixe à l’Île d’Orléans.

Au moins six autres Leblanc immigrent ici en Amérique dont Jacques, celui dont nous vous parlons aujourd’hui.

En 1666, les Sulpiciens, seigneurs de l’Île de Montréal, ont à leur service plus d’une trentaine de domestiques. Jacques Leblanc est l’un d’eux. Il est le fils d’Antoine et de Madeleine Boucher, de la paroisse Saint-Pierre de Pont-l’évêque au Calvados en Normandie. Toujours en 1666, il épouse Suzanne Rousselin, fille de Philibert et d’Hélène Martin. Leur premier enfant est un fils, né à Montréal, que l’on prénomme Julien. Peu de temps après, Jacques et Suzanne s’établissent à Charlebourg où naissent sept de leur huit autres enfants. Seulement deux de leur cinq fils fondent un foyer. L’aîné, Julien, joint sa destinée à celle d’Anne Vanier, en 1690, fille de Guillaume et de Madeleine Bailly. Quatorze enfants naissent de cette union. Son frère Charles, quand à lui, épouse à Montréal, le 5 novembre 1709, Suzanne Bon, fille de Pierre et de Michelle Duval qui lui donne plus de dix enfants. Charles et Suzanne Bon s’établissent à Saint-Laurent, sur l’île de Montréal, vers 1719.

Un de leur fils, François-Amable, de la troisième génération, prend pour femme à Sainte-Rose le 5 juillet 1756, Marie-Catherine Valiquet, fille de Louis et de Catherine Lamarche.

Le premier Leblanc de cette lignée à arriver dans la région est François, fils de François-Amable. Il épouse à Saint-Eustache, le 22 janvier 1788, Catherine Lebuis, fille de Louis et de Marie-Louise Pregeau. Leur fils, Jean-Baptiste, épouse aussi à Saint-Eustache, le 1er juillet 1828, Charlotte Mathe, fille de Louis et de Thérèse Sarrazin (veuve de Louis Deguire).

Au recensement du Village et de la Paroisse de Saint-Eustache, en 1825, trois Leblanc y sont inscrits: Eustache (Grande-Côte), François (côte Saint-Louis) et Maxime (côte Saint-Henri). Six ans plus tard, soit au recensement de 1831, nous ne retrouvons qu’un Jean-Baptiste Leblanc, cultivateur, habitant le Grand Chicot. D’après la carte du comté de J. H. Leclair, arpenteur-géomètre (1888), un Isidore possède une terre dans le Grand-Chicot-Sud et un Jean-Baptiste Leblanc est propriétaire sur la côte Saint-Louis-des-Lahaie (route 148). À suivre...

Claude Latour,
Société de généalogie de Saint-Eustache,
103, rue de Bellefeuille,
Saint-Eustache (Québec)
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