Liste des chroniques

Histoire De Nos Famille

Lorin Larin Laurin Lorrain
Vous avez compris que tous les patronymes cités en titre sont de même souche, c’est-à-dire de Pierre Lorin dit Lachapelle. Sous le régime français, quelques arrivants en provenance de la Lorraine ont porté le surnom de Lorrain, mais aucun d’eux n’aurait laissé de descendants connus.

Nous traversons rapidement les générations qui sont passées par Montréal, Saint-François- de-Sales, Rivière-des-Prairies, Saint-Martin, et Saint-Jérôme, où les Lorrains se sont alliés aux Matou, Drapeau, Quévillon, Quenneville, Huberdeau et Credgher.

À la septième génération des Lorrain nés ici en Amérique, nous retrouvons Dieudonné (Laurin). Il épouse à Saint-Janvier, le 28 août 1906, Rose-Anna Fournier, fille de Moïse et d’Azéline Beaudoin. Dieudonné possède une beurrerie à Saint-Janvier qu’il vend pour acheter une terre à Saint-Lin. Sur cette ferme, en plus des chevaux, du bétail et des volailles que l’on retrouve chez la plupart des cultivateurs et éleveurs, sa femme Rose-Anna élève des dindes en assez grand nombre. Ce couple de la terre a plus de dix enfants.

Un de leur fils, Stanislas, adolescent, besogne sur la terre avec son père comme la majorité des enfants de l’époque. Un jour, il quitte la maison paternelle pour aller apprendre le métier de boucher à Lachute et, en même temps, la langue anglaise. En 1930, Stanislas se retrouve à Saint-Eustache où il travaille comme boucher chez Trépagnier boucher épicier, au 7, rue Saint-Louis, aujourd’hui le Marché Saint-Louis, en face de la boulangerie Oscar Robert, aujourd’hui Beaux-Cadres. Il épouse à Saint-Eustache, le 21 octobre 1931, Irène Théorêt, fille d’Émile et de Florence Sauvé. Plus tard, on retrouve Stanislas et Irène à Saint-Placide, où il achète une épicerie-boucherie. Pendant 18 ans, il abat les animaux de boucherie et les débite pour les cultivateurs et pour son propre commerce. Chaque semaine, il passe dans les rangs prendre les commandes de ses clients et leur livre par la suite.

Après 18 ans à cet endroit, il vend son commerce à Albert Lavigne pour en acheter un autre à Montréal. Mais la grande ville n’est pas faite pour eux et ils reviennent dans la région, à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, en 1950, où ils tiennent une autre épicerie boucherie qu’ils appellent Marché Lorrain, située au 3229, chemin d’Oka. Si ce commerce existait aujourd’hui, il serait situé juste en face du restaurant Gérard patates. Le couple a quatre enfants: Gisèle (André Saint-Pierre), Guy (Rita Saint-Jacques), Huguette (Normand Lafrance) et Nicole (Jean Bouchard). Stanislas prend sa retraite en 1971 et décède le 20 novembre 1994. Sa femme Irène l’avait précédé le 21 mai 1987.

Le seul fils de Stanislas et d’Irène, Guy, suit les traces de son père. Alors qu’il est étudiant, dans ses temps libres, il transporte les commandes aux clients en triporteur. Il débute à Montréal, puis devient boucher et travaille pour son père à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, de 1950 à 1971. Puis, on le retrouve, pendant 12 ans, en arrière du comptoir au Bœuf de l’Ouest, de la Place du Chêne, et à Laval, les deux dernières années, avant de prendre sa retraite en 1990. Guy épouse à Saint-Joseph-du-Lac, le 18 avril 1960, Rita Saint-Jacques, fille de Siméon et de Marie-Jeanne Brunet. Rita quitte cette terre le 18 août 1988. De cette union naissent trois enfants: Claude, Ghislaine et Michel.

L ors du dernier festival Arts en fête, le 26 juin dernier, j’observais une jeune dame déguisée en Pierrot, exécuter de jolis petits dessins sur la figure remplie de joie d’une petite fille, pendant que d’autres attendaient leur tour. J’ai été frappé par sa facilité de communication avec les enfants et j’ai voulu la connaître. Esthéticienne de métier, elle est aussi artiste maquilleuse et chanteuse, elle s’était produite la veille au Centre d’art La petite église, chantant quelques chansons de son album. Cette artiste, qui habite Saint-Eustache et que j’ai connue en ce jour de fête, est Ghislaine Lorrain, fille de Guy et de Rita Saint-Jacques, petite-fille de Stanislas et d’Irène Théorêt et descendante de Thierry dit Pierre Lorin et de Françoise Hulin, ses ancêtres ici en Amérique.

Recherche généalogique: Monique Gauthier
Claude Latour

Société de généalogie
de Saint-Eustache

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