Liste des chroniques

Histoire De Nos Famille

Lorin dit Lachapelle

Pierre Lorin prend pour épouse en France vers 1656 Françoise Hulin. Après le mariage, ils s’engagent tous les deux à fonder un foyer en Nouvelle-France et traversent l’Atlantique probablement la même année. De Pierre et de Françoise naît à Québec, le 14 juin 1657, un fils baptisé le lendemain du prénom de Thierry, qui devient par la suite Pierre. Selon un acte signé Audouart le 20 août 1658, le couple a été engagé par Nicolas Le Vieux de Hauteville. Pendant son court séjour au Canada (1651 à 1656), cet homme est lieutenant général civil et criminel de la sénéchaussée établie à Québec par le gouverneur Jean de Lauzon.

À la fin de l’été 1658, Pierre Lorin, scieur de long, sa femme et son fils remontent le fleuve pour Montréal où de dures épreuves les attendent. Françoise Hulin tombe malade et décède peu de temps après. Elle est inhumée le 22 novembre 1658. Cette femme, dont le séjour sur le sol d’Amérique a été de courte durée, demeure pourtant l’aïeule d’un grand nombre de Lorrain de par son fils Thiérry.

Pierre Lorrain doit refaire sa vie. L’année suivante, il rencontre Françoise Saulnier dite aussi Duverdier. Elle a 21 ans et est la fille de Gilbert et d’Antoinette Forchein ou Torchein de la paroisse Saint-Sulpice de Paris. Françoise, qui est une recrue de Jeanne-Mance, est arrivée sur le navire Saint-André à l’été 1659. Puis, après peu de temps, Pierre signe un accord matrimonial par-devant le notaire Bénigne Basset. Françoise Saulnier devient sa deuxième femme. Plusieurs personnages importants approuvent ce mariage: le curé Gabriel Start, Barbe de Boulogne, Lambert Closse, Charles Lemoyne, Louise Lebreuil, Catherine Lotier, Catherine Charles. Ces dernières sont trois compagnes de voyage sur le vaisseau Saint-André qui mouilla en rade de Québec le 7 septembre 1659. De ce couple naissent dix enfants.

Pierre Lorin est bien connu des notaires de l’époque car pendant plusieurs décennies, il achète, loue, échange des concessions de terre. En 1663, Pierre s’enrôle dans la milice organisée par Maisonneuve en raison de la menace iroquoise omniprésente. En 1681, Pierre est criblé de dettes et passe des moments très difficiles, mais trouve toujours le moyen de rembourser ses débiteurs. À la fin de la même année, il revient à Rivière-des-Prairies sur une terre qu’il exploite jusqu’en 1684. Lors du recensement de 1681, Pierre Lorin a 57 ans, Françoise Saulnier, sa femme, 37 ans, Thiérry, 23 ans, Jean (Zacharie), 17 ans, Joseph, 14 ans, Jean, 8 ans, Joseph, 5 ans et Françoise, 1 an.

De plus, il possède un fusil, deux bêtes à cornes et dix arpents en valeur. Robert Larin (5403) écrit dans les Mémoires de la société canadienne-française qu’en 1684, Pierre semble en bonne santé, mais c’est à la fin de l’été 1685 qu’il se détache de cette terre. Il était âgé d’environ 57 ans. Une deuxième source, Nos ancêtres, nous dit que c’est entre le 29 juillet 1686 et le 7 mars 1687 que notre homme s’éteignit: «Un homme si vaillant et si sérieux n’a pas eu l’honneur d’un acte de décès en bonne et due forme dans nos registres. Une maille importante dans le tricot serré de son existence manque.» Pierre Lorin dit Lachapelle est l’ancêtre de tous les Laurin, Lorrain, Larin de vieilles souches.

Le fils aîné de Pierre Lorin et le seul enfant de Françoise Hulin, sa première femme, est baptisé à Québec en mai 1657 et on le prénomme Thierry dit Pierre. Celui-ci reçoit de son père une terre à Rivière-des-Prairies en 1684 et prend pour épouse à Montréal, le 29 juillet 1686, Marie Matou. Ils sont les ancêtres ici en Amérique de la lignée que nous suivrons. À suivre.

Claude Latour,
Société de généalogie de Saint-Eustache,
103, rue de Bellefeuille,

Saint-Eustache (Québec), J7R 2K5
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