Liste des chroniques

Marenger

Gilliaume Amringer est l’ancêtre de cette famille au Québec tout comme des familles Hammarrenger et Marinier.

Nous savons qu’il épouse Marie-Anne Corneau à Sainte-Rose (Laval) le 8 avril 1766. L’on apprend par ce document qu’il est natif de Strasbourg, en Alsace. Il est permis de croire qu’il serait arrivé ici dans les années 1750 ou début 1760.

Peu après son mariage, il s’installe à Saint-Eustache. En 1775, lors du baptême de sa fille Marguerite à Sainte Geneviève, il est dit «habitant de la Rivière-du-Chêne à Saint-Eustache». En 1782, messire Louis-Eustache-Lambert Dumont, écuyer seigneur des Mille-Îles, lui concède une terre située au nord de la rivière Chicot en la paroisse Saint-Eustache (Re: notaire P.-R. Gagnier.)

A vec la naissance de leur fils Michel en 1792, Gilliaume et Marie-Anne auront eu douze enfants dont dix vivants. La majorité de leurs enfants s’établissent à Saint-Eustache. Les registres de la paroisse témoignent du mariage de six d’entre eux.

Il signait son nom Andreas Gillieaume Amringer d’une main sûre et le plus souvent seulement Gilliaume Amringer. Ses enfants et petits-enfants ne sachant ni lire ni écrire, le nom de famille a été phonétiquement écrit et modifié à plusieurs reprises par les curés, notaires et recenseurs.

Le 4 juillet 1795 en avant-midi, Guilliaume et son épouse vendent à Raphël Giroux leur terre située au nord de la rivière Chicot (Re: notaire P.-R. Gagnier). Puis, le 18 avril 1797, ils vendent à Louis Joly une terre sise à l’entrée de la côte des Anges, dans le petit Chicot à Saint-Eustache (Re: notaire P.-R. Gagnier). Il décède le 24 octobre 1798 et est inhumé au cimetière de Saint-Eustache.

M ichel Amaringer est le cadet des enfants de Gilliaume et de Marie-Anne. Né en 1792, il perd son père très jeune, soit à l’âge de six ans. Le 11 novembre 1823, il épouse à Saint-Eustache Françoise Lebrun dite Girard. C’est le curé Jacques Paquin qui bénit leur mariage en présence de ses frères Jacques et Charles, ainsi que d’autres parents et amis.

Déjà, l’orthographe du nom est différente. Une voyelle a été insérée entre le «m» et le «r» par la plupart des notaires et recenseurs qui ont à rédiger son nom, lui-même ne sachant ni lire ni écrire.

Le 1er octobre 1824, un acte notarié des minutes de Me Stephen Mackay nous apprend que «Michel Amaringer laboureur résidant en la paroisse de Saint-Eustache» achète de son beau-frère Jean-Baptiste Lebrun dit Girard, cultivateur résidant de la Rivière du Nord, «une terre sise et située en la paroisse Sainte-Anne de la Mascouche». Elle est décrite en bois debout, sans bâtiment dessus, «... de trois arpens de front sur quarante arpens de profondeur». Un an plus tard, soit le 17 novembre 1825, «Michel Amaringher journalier demeurant en la paroisse Saint-Eustache» revend cette même terre à «... Mtre Emery Féré arpenteur du même lieu...» (Re: des minutes de Me Frédérick Eugène Globensky, notaire de Saint-Eustache).

Il existe, cette année-là, 838 maisons dans la paroisse de Saint-Eustache, dont 161 dans le village, pour respectivement 4 833 habitants, dont 893 dans le village (Re: recensement de Saint-Eustache, 19 octobre 1825). En 1831, Michel Amaringer demeure toujours à Saint-Eustache, plus précisément à la Côte du Lac, avec sa famille. Il est journalier et de religion catholique (réf: recensement de Saint-Eustache 1831, page 1894). Michel et sa femme Françoise auront trois enfants: Julienne, née le 18 juin 1824, Marie-Louise, née le 2 décembre 1829, et Théodore, né le 5 septembre 1836. Michel meurt très jeune le 17 mars 1840 à l’âge de 48 ans. Il est inhumé au cimetière de Saint-Eustache.

(à suivre)

Masson: il y a eu erreur de transcription, à la fin du deuxième paragraphe, il faut lire XVIIIe siècle ou 18e siècle et non pas XXVIIIe siècle.

Recherche et texte: Jean-Pierre Hammarrenger,
Société de généalogie de Saint-Eustache