Liste des chroniques

ET L'ARBRE GRANDIT
(les Gauvin de la deuxième génération)

Jean Gauvin, le laboureur, et son épouse, Anne Magnan, ont fait souche en Nouvelle-France. Dans la région de Québec, ils se sont enracinés. Tel un terreau fertile, leur union a permis la croissance d'un arbre dont le fût se termine par trois fourches. Étienne, Pierre et Jacques, leurs fils, sont les branches maîtresses d'où partent tous les rameaux qui, au fil des ans, ne cessent de se multiplier.
Étienne et Pierre, laboureurs comme leur père à l'Ancienne-Lorette, prennent pour épouses deux soeurs, filles de Jean-Baptiste Fiset et Marie-Renée Bezeau. Étienne convole avec Marie-Jeanne en avril 1709 à l'Ange-Gardien. Deux ans plus tôt, Pierre et Marie-Anne avaient conclu une alliance matrimoniale à l'Ancienne-Lorette. En 1712, leur frère Jacques joint sa destinée à celle de Marie-Louise Saint-Pierre à Rivière-Ouelle. Le couple s'établit dans le bas du fleuve à Saint-Roch des Aulnaies. Ces trois fils de Jean Gauvin et Anne Magnan sont à l'origine de vingt-trois nouveaux bourgeons qui portent en eux les germes d'une quatrième génération de Gauvin en sol nord-américain.
Les deux filles de Jean Gauvin lui donnent également des descendants. Marie-Anne prend pour époux Louis Bureau dit Sanssoucy. Elle décède après la naissance de deux enfants. Marie-Madeleine élève une belle famille (10 enfants) en compagnie de Charles Bouin dit Dufresne. Vous portez l'un de ces patronymes? Une recherche généalogique en ligne directe vous confirmera rapidement votre parenté avec l'ancêtre Gauvin.
Dans la nature, il arrive parfois qu'un arbre porte une branche morte. Une branche qui ne contribue pas à la croissance de la plante. La sève de vie a cessé de nourrir Jean-Nicolas, l'aîné du couple Gauvin-Magnan, et son frère Jean. Jean-François et Pierre-Joseph Gauvin demeurent sans progéniture. Enfin, on ne sait ce qui advint de Jean-Baptiste.
La deuxième génération de Gauvin compte donc dix enfants. Sept d'entre eux se marient. Deux filles et trois garçons de Jean Gauvin et Anne Magnan assurent la postérité de la lignée. La rainure de cet arbre se déploie dans le temps. Peut-être êtes-vous le fruit d'une de ces ramifications, un descendant du premier Gauvin enraciné dans la terre de l'Ancienne-Lorette il y a plus de trois cent trente ans? N'oubliez pas qu'un arbre généalogique comprend plusieurs branches collatérales.
Tel père, tel fils!
Plus près de nous, je vous entretiens au sujet de Joseph Georges Gauvin, époux de Germaine Dorion. ILs habitent la paroisse du Saint-Sacrement à Montréal. Cet homme d'action décède le 23 octobre 1947 à l'âge de 54 ans. Dans le bulletin paroissial de novembre de la même année, on peut lire : " Sa vie a réalisé la synthèse du parfait gentilhomme et du parfait chrétien. Ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste, secrétaire de la Société Saint-Vincent-de-Paul, membre-fondateur et directeur de la Caisse populaire... Modeste dans le succès, il se hâtait de rentrer dans l'ombre sa tâche terminée ... "
Son fils, Michel Gauvin, épouse à Montréal le 23 août 1958 Gisèle Perrier, puis, ses études terminées en architecture, ils viennent s'établir à Saint-Eustache dans les années 1960. C'est un de ses compagnons d'études, Pierre Carrière, qui le renseigne et lui donne le goût de notre région. Tout comme son père, Michel accepte des charges, comme une part de son devoir social. Tel père, tel fils.

Recherche et texte : Hélène Gélinas,
L'Éveil, le 28 août 1999


Correction: À la première phrase de la dernière rubrique, il faut lire: XVIle siècle, et le texte est d'Hélène Gélinas et non d'Hélène Gingras.