Liste des chroniques

GIROUX MON HISTOIRE
(Deuxième partie)

Marcel Giroux, mon grand-père, né le 9 juin 1861, est de la huitième génération des Giroux, originaire de Réveillon au Perche.
Marcel, fils de Louis et d'Olive Jamme Carrières, épouse le 23 novembre 1886, à Lachute, Arthémise Lalande, fille d'Évangéliste et d'Arthémise Lalande dit Latreille. En 1891, mon grand-père paternel, Marcel, achète une terre à Eastman, entre Lachute et Saint-Hermas, appelé aujourd'hui chemin des Sources. Mes grand-parents ont huit enfants : Joseph-Albert, Berthe, Aimée, Henri, Armand, Alcide, Jeanne, et Joseph-Jean, tous baptisés à Lachute. Puis, en 1899, mon grand-père s'établit avec sa famille sur la terre de son père, à la côte Saint-Pierre, à Saint-Hermas (cadastre 63). Il a pour voisin, du côté sud-est, Adélard Leroux, fils de Charles (cadastre 64) et au nord-est, Louis Franche dit Laframboise, fils de Joseph (cadastre 62)1. Mes grands-parents sont des gens très courageux, considérant que mon grand-père devient aveugle vers l'âge de 30 ans des suites d'un accident dans une mine. Mon grand-père Marcel décède et est inhumé à Saint-Hermas le 23 mars 1933.
La neuvième génération est celle de mon père. Henri est né à Saint-Hermas le 31 octobre 1893. Il épouse au même endroit, le 21 août 1919, Victorine Lalande dit Latreille, fille d'Hormidas et d'Olivina Pilon. Mes parents s'installent sur une ferme à Adamsville, ancienne municipalité maintenant annexée à Bromont dans les Cantons de l'Est, durant deux ans, puis déménagent à Montréal, et c'est à cet endroit que je suis née. Mon père devient journalier et son travail consiste à livrer du charbon dans les maisons privées, de la cave au troisième étage, car beaucoup de monde l'utilise à cette époque. C'est la crise économique, une période difficile pour tous. Mes parents, n'aimant pas la ville, reviennent dans leur village natal, Saint-Hermas. Mon père retrouve le grand air et travaille pour la voirie. Quant à ma mère, elle retrouve la campagne de sa jeunesse. Mes parents ont six enfants : Anne-Marie (1920), Émile (1922), Gilberte (1923), Fernande (1925), Yvette (1927) et Thérèse (1929). Puis, mon père décède accidentellement. Il est inhumé à Saint-Hermas le 19 septembre 1940 et notre mère le suivra le 11 mars 1963. Elle sera inhumée à Montréal.
Nous sommes maintenant en 1940. Moi, Gilberte, de la dixième génération, j'ai seize ans, mon père vient de décéder, je n'ai plus le choix, je dois partir travailler à l'extérieur. Je décide donc d'aller frapper à la porte de l'Hospice d'Youville de Saint-Benoît, dirigé par les soeurs Grises, où je suis engagée comme aide-cuisinière. C'est soeur Côté qui est responsable de la cuisine. À cette époque, il y a des étudiantes de Saint-Benoît et des pensionnaires qui viennent des environs. J'y suis restée deux ans, puis je suis partie pour Montréal. C'est à cet endroit que je rencontre et épouse, en 1950, Roland Plante, qui est employé aux postes. Nous avons deux filles, Lucille et Diane. Après la mort de mon mari en 1974, je reviens dans la région de Mirabel, plus précisément à Saint-Augustin, où il fait bon vivre. Ma fille Diane et son conjoint, Normand Giroux, ainsi que mes deux petits-fils, Éric et Marc, habitent également l'endroit.
Toussaint Giroux laisse une descendance nombreuse qui fait aujourd'hui l'honneur et la fierté du Canada français.
Source: Gilberte Giroux Plante.
Claude Latour,
Société de généalogie de Saint-Eustache,
103, rue de Bellefeuille.
Saint-Eustache