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Histoire de nos familles

Le fief eustachois des Bélanger


Nous avons vu que Jean-Baptiste Bélanger, en 1837, avait non seulement perdu son gendre, Séraphin Doré, et a été emprisonné avec son fils Grégoire, mais quon avait aussi brûlé sa maison, ses btiments et toutes ses récoltes.

Il semble bien que le domaine de Jean-Baptiste comprenait les terres qui prirent les numéros 45 et 46 lors de la confection du cadastre. Sans doute linsécurité due au soulèvement de 1837 a-t-elle poussé Jean-Baptiste donner ses fils, dès 1839, ses lots (son lot 45 Adolphe et le 46 Maxime). Cette donation fut ratifiée en 1853 et en 1860.

Lors de la confection du cadastre en 1882, on retrouve le nom de Maxime associé aux lots 46 (83 arpents), 44 (79 arpents), 42 (71 arpents) et 41 (20 arpents); celui de Théophile au lot 40 (60 arpents); et celui dAdolphe au 45 (125 arpents).

En 1883, Maxime Bélanger fils achète le lot 43 (80 arpents) de Eustache Masson.

Lépouse de Théophile Bélanger, Cléophée Filion, a hérité du lot 38 (108 arpents) de sa mère en 1888 et du lot 39 (36.5 arpents), de son demi-frère, Antoine Séguin, en 1904, en plus des lots 430 (5.2 arpent), de sa mère, et 431 (141 arpents) quelle a acquis de Nicolas Bennett en 1916. Cette terre du Chicot aboute au lot 37.

On ne parlera pas des quelques emplacements du village.

Ainsi, au tournant du siècle, les terres des Bélanger englobent sensiblement les lots 38 46, 430 et 431, et forment un domaine dune superficie totale de plus de 800 arpents carrés.

Adolphe, fils de Jean-Baptiste, décède en 1884, laissant son épouse, Josephte Poirier, le lot 45. Elle le vend J.-A. Ouimet en 1888.

Maxime cède, en 1898, le lot 44 son fils Zéphir Bélanger, qui le transmet son fils Albert. La terre passe rapidement dans les mains dAchille Desormeaux (marié Albertine Bélanger, fille de Maxime jr), qui la donne Ubald en 1943.

Maxime, fils de Jean-Baptiste, vend Adolphe, son fils, en 1913, le lot 46. Adolphe le vend Joseph Groulx, son beau-frère (Caroline Bélanger), la même année.

Maxime vend, en 1913, les lots 41, 42 et 43 Joseph Groulx, son beau-frère, qui les cède, en 1918, Émile Groulx, son fils marié Valentine Bélanger. Cléophée Filion, Mme Théophile Bélanger, acquiert une partie du lot 41 en 1920.

La même année, elle donnait les lots 39 et 40 ainsi quune partie du 41 son fils Arthur-Bélanger. Celui-ci les donnait Jean-Paul, son fils, en 1944, et ils sont passés lurbanisation en 1957. Elle donne le lot 38 Eustache, son fils, sur parties duquel vivent encore de ses descendants: Gaston et des enfants de Hector et Lucien.

Quant aux lots 430 et 431, on les retrouve dans les mains de Florestine, fille de Théophile et Cléophée, mariée Godfroy Touchette.

Sil fallait suivre le sang des Bélanger par les femmes qui ont été associées aux Renaud, Leblanc, Desormeaux, Groulx, Latour, etc., que de terres de Saint-Eustache ont été arrosées des sueurs des Bélanger!

( suivre: Le seigneur Bélanger). Recherche et texte: Constant Rivest, SGSE.

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Saint-Eustache (Québec) J7R 2K5