Liste des chroniques

Les Aubé du village

Histoire de nos familles

Jacques Aubert, de Sainte-Croix de Troarn, arrondissement de Caen, épouse en Normandie, France, Marie LeBoucher. Claude Auber, leur fils, né en 1614, est notaire royal, il épouse à Sainte-Croix de Troarn, en Normandie, en 1640, Jacqueline Lucas, née en 1617 au même endroit. Le couple arrive en Amérique avec leur fils Félix, alors âgé de trois ans.

Allons directement à la septième génération des Aubé, dans la Grande-Côte de la paroisse de Saint-Eustache. Phébée Aubé, de Saint-Eustache, fils de Charles et de Marie Éthier, épouse en premières noces, à Sainte-Thérèse, le 23 janvier 1837, Édesse Houle. Ils ont quatre enfants: Marceline (Alexandre Vaillancourt), Cléophas (Victoire Brosseau), Caroline (François Boileau) et Éphrem (Édesse Desjardins). Puis, il épouse en secondes noces, à Sainte-Rose, le 12 avril 1847, Marie Lemay, fille d’Augustin et de Louise Blaignier, qui lui donne cinq autres enfants: Sergius (Malvina Aubé), Caroline (Eugène Ouimet), Exilda (Napoléon Théorêt), Gabriel (Aglaé Boileau) et Édesse (Gilbert Beauchamp). Phébée habite la maison de pierre construite sur la terre paternelle à l’extrémité est de la paroisse de Saint-Eustache (près de Boisbriand). Tous leurs enfants viennent au monde dans cette maison ancestrale et sont baptisés à l’église du village.

Leur fils Éphrem, du premier lit, doit partir de la maison paternelle. On le retrouve le 29 octobre 1861 à Saint-Éphrem-d’Upton, petit village situé à une vingtaine de kilomètre à l’est de la ville de Saint-Hyacinthe. Il épouse ce jour-l, Édesse Desjardins, fille de Joseph et d’Esther Charbonneau. Le couple a onze enfants: Léonidas (1863-1887), Azilda (1865-1923), Malvina (1867-1951), Achille Aubé (1869-1943) hôtelier à Oka, Amédé (1871-1891), William (1873-1940), Napoléon (1875-1950), Isola (1877-1958), Rosalia (1879-1945), Létitia (1881-1895) et Arthur, le benjamin de la famille (1883-1967) (1). Éphrem est inhumé à Saint-Eustache le 31 octobre 1912.

Les Aubé voyagent beaucoup et semblent aimer les changements, car on retrouve Arthur, fils d’Éphrem et d’Édesse, le 5 juin 1905 à Trois-Rivières. Il convole en justes noces avec Marie-Angélique Laura Gauthier, fille de Joseph et de Anna Beaumier. Peu de temps après, le couple arrive à Saint-Eustache et s’installe au 30, rue de Bellefeuille (coin Lemay), où il tient un commerce d’épicerie-boucherie (aujourd’hui École de danse Line Prévost).

Le retour de la chasse à l'épicerie J.A. Aubé.
Photo de Rolland Beauchamp, vers 1950. Collection MGV.

Épicerie J.A. Aubé

C’est Adélard Leroux qui est boucher et qui enseigne le métier aux fils. C’est aussi le rendez-vous des Lapointe, Théorêt, Lafrance, Bélanger et autres. Le haut de son commerce sert de local aux Chevaliers de Colomb de 1920 à 1949. Arthur est très actif au sein de cette confrérie. Il participe à sa fondation en 1915, devient le premier garde extérieur la même année, gravit les échelons pour parvenir député grand chevalier en 1922 (2).

Arthur et Laura ont neuf enfants, tous nés à Saint-Eustache; six survivent à l’enfance, c’est la 10e génération des Aubé: Éphrem (1909-1920), Henri (Florida Genet), Laurent (Béatrice Filiatrault), Gérard (Délia Saint-Pierre), Paul (Hélène Lapointe) et la benjamine de la famille, Carmen (Émile Légaré ) (3).

À la fin de sa vie, Arthur habite chez son fils Paul l’été et chez sa fille Carmen l’hiver. Il est inhumé à Saint-Eustache le six septembre 1967.

De la 11e et la 12e génération, plusieurs habitent encore notre région. Rendons hommage aux familles Aubé.


Quelques références:

(1) (3) Légaré, Émile, Le petit cahier noir d’Arthur.
(2) Grignon, Claude-Henri, Cahier du 75e anniversaire des Chevaliers de Colomb.

Recherche: Serge Aubé et Claude Latour, Société de généalogie de Saint-Eustache, 103, rue de Bellefeuille, Saint-Eustache (Québec), J7R 2K5