Liste des chroniques

Auber Aubert Aubé

Histoire de nos familles

Même si on dénombre différentes souches de Aubé au Québec, on peut dire sans crainte de se tromper que la majorité des Aubé qui habitent notre région sont les descendants de Claude Auber et de Jacqueline Lucas.

Claude Auber naît à Caen, en Normandie, en 1614. Il est issu d’une famille noble dont plusieurs de ses membres sont des hommes en mer. C’est à Sainte-Croix de Troarn, en banlieue de Caen, que naît Jacqueline Lucas, en 1617. C’est aussi à cet endroit que le couple unit son destin en 1640.

Claude, Jacqueline et leur fils prénommé Félix, alors âgé de trois ans, débarquent à Québec, le 25 juin 1647, après une traversée d’environ deux mois à bord d’un vaisseau commandé par Legardeur Repentigny. À ce moment-là, la population blanche du Canada est de 600 habitants.

La famille Auber s’installe à Québec puis, peu de temps après, Claude commence à exercer comme notaire seigneurial dans la seigneurie de Beaupré. Il y rédige son premier acte le 28 octobre 1650.

Le 22 mai 1650, Olivier Le Tardif lui concède, à Château-Richer, une terre de 126 arpents, en bordure du fleuve, mais ce n’est qu’en 1660 qu’il s’établit à cet endroit pour y défricher sa terre en plus de continuer le notariat. Le 23 mai 1664, le Conseil Souverain le nomme notaire royal pour la Nouvelle-France, poste qu’il occupe jusqu’en 1693. Il est aussi nommé juge-prévost pour la seigneurie de Beaupré par Mgr Laval, le 19 octobre 1671. En 1681, il est même appelé comme juge suppléant au Conseil Souverain.

Le 24 août 1680, le vent tourne et la malchance s’acharne sur la famille de Claude Auber. Ce jour-là, c’est le décès de son épouse Jacqueline Lucas. Puis, dix ans plus tard, en 1690, son fil unique Félix meurt à l’âge de 47 ans, laissant son épouse Françoise Thibault veuve avec cinq enfants en bas âge; elle attend de plus un sixième enfant; l’aîné n’a que 12 ans. À l’automne 1693, sa fille Élisabeth, chez qui il habite à Québec à ce moment-là, se noie avec six de ses enfants lors du naufrage du Corossol, en route vers la France. Ce fut pour Claude Auber le coup fatal. Il rédige son dernier acte le 22 septembre 1963, et le printemps suivant, soit le 20 mars 1694, il quitte à son tour cette terre pour un monde meilleur. La sépulture eu lieu le lendemain à la cathédrale basilique de Québec.

Outre Félix, né en France, le couple eut quatre filles: Marie, Geneviève, Élisabeth et Anne.

Claude était un homme peu loquace, imbu de dévouement pour son entourage et de qui on cherchait conseil.

Claude écrivait son nom Auber, ce qui porta à confusion, car dans plusieurs répertoires, son nom est écrit parfois Auber, parfois Aubert. Les membres de la famille qui s’installèrent dans la région de Québec ont adopté l’appellation Aubert, tandis que la descendance de Charles Auber et de Marie-Anne Gariépy, qui vient s’installer à Saint-François de Laval au début du 18e siècle, a adopté l’appellation Aubé. De là les Aubé de Saint-Eustache, de Sainte-Thérèse et de la région de Cornwall en Ontario.

La semaine prochaine «Les Aubé de la Grande-Côte».

Source: René Aubé, Recherche: Serge Aub, http://pages.infinit.net/slowgo/

Claude Latour, Société de généalogie de Saint-Eustache, 103, rue de Bellefeuille, Saint-Eustache (Québec) J7R 2K5

Important: mercredi prochain, conférence, voir l’annonce dans ce journal.