Liste des chroniques

Les Legault du haut du village

Histoire de nos familles

Réjeanne Legault et Claude Latour

Le mot gault signifiait autrefois bois, forêt. M. Réal Legault, membre de la Société généalogique canadienne-française, a repéré en France trois communes dont le toponyme en dérive : Le Gault-la-Forêt (Marne), Le Gault-du-Perche (Loir-et-Cher) et Le Gault-Saint-Denis (Eure-et-Loire). Gaud est aussi une petite localité en Haute-Garonne. Tout porte à croire que nos Legault et nos Deslauriers ont un ancêtre commun.

De notre ancêtre Noël Legault dit Deslauriers qui épouse à Montréal, le 18 novembre 1698, Marie Vesnard, rendons-nous rapidement à la sixième génération. Charles (1708-1777), Charles (1737-1814), André (1780-1853), Francois-Isaac (1818-1877) et Isaac.

Isaac, né en 1842, épouse à Saint-Eustache, le 6 juin 1871, Marie-Louise Leblanc (1852-1934), fille de Jean-Baptiste et de Louise Lachance. Ils ont 7 enfants.

Adélard épouse à Saint-Eustache, le 3 février 1903, Marie-Laure Bélisle, fille de Séraphin et de Éléonore Savard.

Charles épouse à Saint Joseph-du-Lac, le 9 mai 1916, Irène Blanche Damour, fille de Pierre et de Virginie Trottier.

E ustache épouse à Saint-Léon de Westmont, le 2 mars 1935, Marie Régina Baulne, fille de Wilfrid et d’Hermine Robitaille.

Corine épouse à Saint-Eustache, le 2 mai 1905, Alcide Lanthier, fils d’Adolphe et de Agléé Raymond.

Josaphat, aussi fils d’Isaac, épouse à Saint-Eustache, le 10 septembre 1894, Marie-Louise Prud’homme, fille de Louis et de Rose Ouimet. Ils habitent la dernière maison au bout de la 4e Avenue (rue Dorion), près de la voie ferrée (rue Saint-Viateur). Son voisin et propriétaire est Eugène Duquette. Josaphat est chef cantonnier et entretient les routes avoisinantes. Ses chevaux, dont celui de sa fille Ernestine, pour la «malle», sont logés dans l’écurie située à l’arrière de la maison, attenant à l’atelier de menuiserie des Duquette. Le couple a cinq enfants : Arthur, Charles, qui est à Detroit, Ernestine, qui est postillon, Cécile, qui travaille à la compagnie de téléphone Bell, rue Saint-Eustache, et Noël.

Le seul Legault dit Deslauriers de cette descendance à porter exactement le nom de l’ancêtre, est Noël Legault de la 8e génération. Il fait ses études au collège Sacré-Coeur de Saint-Eustache puis, comme presque tous les jeunes de son époque, il aide son père et apprend les rudiments de la vie avec celui-ci. Noël épouse à Saint-Eustache, le 23 juillet 1930, Laurette Mondou, fille de Hervé et de Dorina Duquette. Déjà, au début de sa vie d’adulte, Noël travaille pour Clément Laberge, qui tient un magasin général à l’endroit même où, en 1910, Émery Féré avait le sien, au coin de la rue Saint-Eustache et de la rue Saint-Jean-Baptiste (Du Moulin). Il s’occupe, entre autres, du couvoir qui est situé dans un solide appentis attaché au magasin (ancienne prison?). Dans la cour arrière s’alignent un entrepôt et trois poulaillers, la rue Saint-Jean-Baptiste, dos au mur de pierre, qui entoure le terrain du manoir Globensky. Puis, le propriétaire du magasin, Clément Laberge, décède alors que son fils Bernard n’a que sept ans. Noël aurait pu, à l’époque, acheter le commerce qu’il connaissait bien, mais il a dit à ce moment-là: «On n’achète pas les biens d’une veuve que l’on connaît, on l’aide plutôt.» Noël passera le reste de sa vie à travailler pour Mme Laberge et, par la suite, pour Bernard, son fil. Noël et Laurette élèveront une belle famille de six enfants : Marcel, Guy, Huguette, Pierre, Andrée et Normand.

Cette famille marque à jamais le haut du village.