Liste des chroniques

Marinier

 

S’il existe une famille bien implantée dans la région, nul doute que la famille Marinier est l’une de celle-là. Arrêtons-nous quelques instants et remontons dans le temps, jusqu’au 8 avril 1766, date du mariage, à Sainte-Rose (Laval), de Guillaume Amringer et de Marie-Anne Corneau. Se déclarant originaire de Strasbourg en Alsace, lors de son mariage, ce fils de Michel et de Marie Groissen, Guillaume Amringer deviendra l’ancêtre de cette famille Marinier, ainsi que des familles Hammarrenger et Marenger.

Le couple aura douze enfants que nous avons pu répertorier. Installé à l’Anse de Vaudreuil, ils font baptiser leur six premiers enfants à Oka, soient trois garçons et trois filles, entre 1767 et 1774. Deux autres sont baptisés à Sainte - Geneviève, tandis que les quatre derniers sont baptisés à Saint-Eustache, entre 1778 et 1792, le lieu de résidence du couple.

Pierre, né en mars 1772, est le cinquième de la famille et est baptisé à Oka. Il passe la majeure partie de sa jeunesse et son adolescence à Saint-Eustache. Le 13 octobre 1794, date de son mariage avec Marie Rocquebrune dite Larocque, à Oka, ils s’installent tous les deux dans ce petit village et y élèvent leurs enfants.

A son mariage, Pierre ne sachant ni lire ni écrire, le prêtre Sauvage Chadillon (Sulpicien qui fonda la paroisse de Saint-Benoît en 1799) l’inscrit Pierre Marigné. L’on sait qu’en 1797, il est forgeron et qu’il demeure sur la côte Saint-Étienne à Oka. Pierre est le seul enfant de Guillaume et de Marie-Anne Corneau à s’établir à Oka. Lors du baptême de ses neuf enfants, toujours à Oka, entre 1795 et 1868, le prêtre utilise le nom de famille Ammaringher sauf deux fois où l’on utilise Marignier en 1795 et 1801, respectivement au baptême de Hyacinthe et de Pierre. Au recensement de 1831, il est inscrit sous le nom de Pierre Amaringer. Enfin, il décède le 13 juin 1858 sous le patronyme de Herméringer et est inhumé à Oka.

Il faut mentionner ici que ces gens vivant loin des grandes villes étaient très peu scolarisés et ne savaient souvent ni lire ni écrire. Alors, les prêtres, les notaires ainsi que les recenseurs devaient écrire le nom familial à l’oreille. Nous avons répertorié au moins cent façons différentes d’écrire ce patronyme.

Pierre, l’un de ses fils, voit le jour le 24 juillet 1804. Il est baptisé Pierre Ammringer. Tout comme ses parents, il demeure à Oka. Il se mariera trois fois et aura 22 enfants. Son premier mariage a lieu le 25 octobre 1824 avec Françoise Piot dit La Rose. Ils ont ensemble quatre enfants. Le second avec Marcille Charlebois a lieu le 30 janvier 1832 avec qui il a neuf autres enfants dont Basile, le premier maître des postes avec le directeur de la Mission de Lac des Deux-Montagnes, M. Mercier p.s.s, le 25 mars 1867. Enfin, le troisième mariage a lieu le 30 août 1847 avec Marie Delphine Cédras de qui il a neuf autres enfants. A chacun de ses mariages à Oka, l’on utilise Hermeringer. Il est cultivateur et comme son père forgeron. D’ailleurs, lors du recensement de la Mission du Lac de l’Annonciation, en 1851, l’on écrit qu’il occupe une maison en charpente d’un étage et qu’il possède une boutique de forgeron.

A suivre

Recherche : Abbé René Marinier p.s.s.

Texte : Jean-Pierre Hammarrenger

Membre # 122 de la S.G.S.E.