Liste des chroniques

Hammarrenger

 

C’est Andréas Guillaume Amringer qui est notre premier ancêtre à venir s’installer en Nouvelle-France, plus précisément à l’Anse de Vaudreuil. On peut apercevoir cet endroit à partir des trois chapelles sises sur le Calvaire d’Oka.

Lors de son mariage, le huit avril 1766, avec Marie-Anne Corneau de Sainte-Rose de Laval, il déclare être originaire de Saint-Paul de Strasbourg, en Alsace (dans l’est de la France). Entre 1767 et 1774, le couple Amringer fait baptiser ses six premiers enfants à Oka. Il s’agit de : Marie-Louise 1767, André 1768, Jacques 1769, Marie-Anne 1771, Pierre 1772 , et Marie-Anne 2 en 1774.

En 1775, Guillaume Amringer est installé à Saint-Eustache puisque au baptême de sa fille Marguerite, à Sainte-Genevièvre le 17 juin 1775, il est dit habitant de la Rivière du Chêne à Saint-Eustache. Le huit août 1776, toujours à Sainte - Geneviève , il fait baptiser son huitième enfant du nom de Charles.

Le quatre juillet 1795, Guillaume vend à Raphaël Giroux une partie de sa terre. Cette terre lui avait été concédée verbalement en 1782 par Messire Louis-Eustache-Lambert Dumont, Écuyer Seigneur des Milles-Iles (not.Gagnier). Elle est située au nord de la Rivière Chicot en la paroisse de Saint-Eustache. Elle mesure trois arpents de front sur vingt arpents de profondeur.

En 1797, Guillaume vend une autre partie de sa terre à Louis Joly. Cette fois, le notaire Gagnier écrit  " située dans le petit Chicot à l’entrée de la Cote des Anges ". Il signait d’une main sûre la plupart des documents, ce qui n’était pas courant à l’époque.

Guillaume Amringer, originaire d’Alsace, laboureur, a été un des premiers habitants du Petit Chicot. Il y décède le 24 octobre 1798 et est inhumé dans le cimetière de Saint-Eustache.

Presque tous ses enfants s’établissent dans la région. On retrouve dans les registres de paroisses les actes de mariages et de sépultures de :

André épouse à Saint-Eustache, le 13 février 1792, Françoise Godmer, il est charpentier.

Charles épouse à Saint-Eustache, le 12 janvier 1801, Marie-Louise Desjardins. Il y décède le 18 août 1837, peu de temps avant la rébellion.

François épouse à Saint-Benoit, le 20 janvier 1807, Rosalie Poirier dite Laloge. Il est cultivateur et forgeron. A la fin de sa vie, il habite chez un de ses enfants à Saint-André. Il est inhumé au même endroit le 1 avril 1867.

Jacques épouse en 1e noces à Saint-Eustache, le 12 octobre 1795, Marguerite Gingras et en 2e noces, à Saint-Martin, le 19 novembre 1833, Josephte Poirier. Il est inhumé à Saint-Eustache le 11 juin 1846.

Jean-Baptiste épouse en 1e noces, à Saint-Eustache, le 2 février 1801, Euphrosine Desjardins et en 2e noces, au même endroit, le 7 novembre 1831, Marie Filion.

Marguerite épouse à Saint-Eustache le 16 novembre 1795, François Denis dit Laporte. Elle décède au même endroit le 10 mars 1815.

Marie-Anne épouse à Sainte-Rose, le 15 juillet 1793, Jacques Wotdan.

Marie-Louise, est confirmée à Saint-Benoit, le 23 juillet 1800, et inhumée à Saint-Jérôme le 3 mai 1848.

Michel épouse à Saint-Eustache, le 11 novembre 1823, Françoise Lebrun dite Girard. Il est inhumé au même endroit le 17 mars 1840, il est journalier.

Pierre épouse à Oka, le 13 octobre 1794, Marie Rockbrune et décède au même endroit le 13 juin 1858, il est forgeron.

Aujourd’hui, plusieurs descendants de Guillaume Amringer vivent encore dans la région, principalement à Saint-Eustache et Oka. On connaît ces familles sous les patronymes de Hammarrenger, Marenger et Marinier.

(à suivre)

Recherche : Jean-Pierre Hammarrenger

Claude Latour S.G.S.E.