Liste des chroniques

Lalande (suite)

 

Adélard Lalande, troisième fils de Magloire et d’Agnès Laframboise, est né à Sainte-Scholastique, le 30 septembre 1879. Puis, on le perd de vue pour le retrouver jeune frère enseignant à Plouermel en Bretagne où il était possible de le voir sur photos, accompagné de confrère à l’école où il enseignait, il y a quelques décennies encore.

- Le temps passe et puis nous retrouvons Adélard à l’église de Saint-Eustache le 18 juillet 1892 où il épouse, ce jour là, Marie-Louise Renaud.

- Les premiers propriétaires de la terre où se trouve l’érablière Lalande utilisent à leur profit les produits de l’érable. L’exploitation passe des héritiers de Pierre-François Cazeau à Jean-Baptiste Laurin. C’est ce même Cazeau qui a vendu le chemin reliant le Petit Brûlé aux concessions du nord de la rivière du Chêne (route 148). Trois générations sont, tour à tour, propriétaires des lieux. Jean-Baptiste lègue à son fils, lors de son décès le 29 mai 1881, trois terres contiguës au nord de la rivière du Chêne. Lors du mariage de son fils Théodule avec Marie-Louise Renaud, François-Xavier donne diverses propriétés aux nouveaux époux, dont l’érablière familiale. Malheureusement, Théodule meurt jeune. Sa veuve, Marie Louise, épouse Adélard Lalande et lui donne, par contrat de mariage, les immeubles hérités de son premier mari.

- Adélard, professeur et calligraphe, fait un retour aux sources, il passe de l’enseignement aux durs travaux de la terre et de l’érablière. A la même époque naissent plusieurs traditions culinaires qui font la joie de ceux qui, dès 1913, prennent l’habitude d’une partie de sucre.

- Marie-Louise Renaud ne donne qu’un enfant à Adélard et à la huitième génération des Lalande en Amérique. C’est un garçon que l’on prénomme Sylvio.

- Sylvio Lalande est né à Saint-Eustache, le 3 mai 1911. Dans un premier temps, il travaille pour son père sur la ferme et, bien sûr, tous les printemps à la cabane à sucre. Il épouse, à Saint-Benoit, le 26 décembre 1935, Carmelle Lafrance.

- La même année, sa mère décède et il achète de son père la ferme, la maison et la cabane à sucre. Carmelle devient du jour au lendemain l’hôtesse afin de perpétuer la tradition familiale.

- Au fil des ans il agrandit ses bâtisses. En 1949, il achète le four à pain de la boulangerie David Bélisle, sur la grande rue au village, puis dix ans plus tard celui de la boulangerie Oscar Robert de la rue Saint-Louis, toujours au village. En 1950, le feu détruit la cuisine de la cabane à sucre, qui est vite reconstruite. Puis, en 1965, le feu rase, encore une fois, une salle de réception nouvellement construite ; elle n’a servi qu’une fois. Mais rien n’arrête l’énergie des bâtisseurs de la trempe de Sylvio ; on se crache dans les mains et on recommence, comme le disait si souvent les anciens. Sylvio fut aussi plusieurs années président de la Commission scolaire de la paroisse.

- De cette union, Sylvio et Carmelle ont cinq enfants :

- Au décès de leur père, survenu le 16 février 1976, les trois fils, Adélard, Michel et Normand continuèrent l’oeuvre de celui-ci jusqu’en 1989, alors que Michel devient l’unique propriétaire de l’entreprise familiale.

- Nous reviendrons sur les familles Lalande.

Recherche : Claude H. Grignon

Claude Latour S.G.S.E