Liste des chroniques

LES LÉGARÉ (suite)

 

Bien que né à Chaumont-en-Bassigny, Gilles Légaré, nous disent les registres, était Amiens, en Picardie. C’est là, vers 1654 qu’il épouse Marguerite Fontaine. Il s’agissait de son second mariage. C’est son épouse qui franchit l’Atlantique avec un fils Nicolas, le véritable ancêtre en Amérique.

Plusieurs membres de la famille Légaré se sont signalés dans différents domaines avec, entre autres, Jean-Louis Légaré. Descendant direct de la 6e génération du pionnier Nicolas, Jean-Louis part à l’aventure dans les plaines de l’Ouest. Américain, il se fixe finalement au nord de la frontière, là où l’on doit constituer Willow Bunch (Saskatchewan). Il est droit et les métis le respectent. En 1877, le chef Sioux Sitting Bull se réfugie au Canada après avoir taillé en pièce l’armée du général Custer. Grâce à son excellente réputation, Légaré parvient à négocier leur retour au sud de la frontière. Ils les y accompagne par groupe, le chef Sitting Bull faisant partie de la dernière caravane. On lui érige un monument en 1970 à Willow Bunch, Saskatchewan.

La famille Légaré est intimement liée à l’histoire de la peinture. Joseph Légaré (1795-1855), est novateur dans le portrait et le paysage et on connaît de lui près de 300 tableaux. Il serait l’initiateur de la peinture paysagiste canadienne. Il y a eu un autre Jean-Louis Légaré, peintre, descendant direct de la 6ème génération du pionnier Nicolas. Un de ses tableaux fait partie des collections du Musée du Québec.

Revenons au Légaré de notre région. Le deuxième fils de Magloire et de Martine Martel de la sixième génération est Émile que nous suivrons aujourd’hui.

Émile épouse à Saint-Eustache le 11 février 1918, Léontine Giraldeau, fille de Françis et de Alphonsine Charbonneau. Très jeune, il travaille pour son père au petit moulin de la Rivière du Chêne avec son frère Magloire. Puis, habitant à ce moment-là le Plateau Saint-Denis, Émile achète le moulin à scie et à moudre qui avait été construit par les Duquette. Ce moulin est situé en arrière de la gare (rue Saint-Viateur), et on y accéde par la rue Saint-Nicolas. Émile décède le 10 juillet 1945 et son épouse Léontine, le 10 juillet 1990, à l’âge de 101 ans et 7 mois. Quatre enfants sont nés de cette union, il s’agit de:

Cette famille Légaré a marqué à jamais la rue Saint-Nicolas à Saint-Eustache.

Source: Robert Prévost (5e vol.)

Recherche: Jacqueline Blanchet

Claude Latour S.G.S.E.