Liste des chroniques

GOYER

Les familles Goyer, Gohier et plusieurs familles Bélisle de Saint-eustache et des environs sont toutes issues du même ancêtre Mathurin Goyer dit Laviolette, originaire de Tourouvre au Perche, en France. Au printemps de 1649, alors âgé de 28 ans, Mathurin met le pied en Nouvelle-France, puis on le perd de vue. Est-il retourné en France chercher sa première femme, Marguerite Février?

Mathurin réapparaît aux Trois-Rivières en 1654, où il loue une terre pour six ans. Il vient à Montréal en 1660 et s’y installe définitivement. En 1664, il se fait concéder une terre, près de l’actuelle rue de la Montagne, par monsieur Chomedey de Maisonneuve. Il est alors capitaine de milice et défricheur.

En 1669, à l’âge de 48 ans, Mathurin épouse en deuxième noces Barbe Lefebvre de la Croix. Des trois enfants du couple, seul Jacques perpétue le nom de Goyer dit Bélisle.

En 1699, Jacques épouse Hélène Courault. Ils ont onze enfants. Trois fils, Jacques ju, Joseph et Pierre, sont les ancêtres des familles Goyer, Gohier, Bélisle, Belle-Île et Béliel en Amérique. Ces trois frères s’étant installés à Saint-Laurent près de Montréal, plusieurs descendants y font souche.

Ma famille est issue du troisième fils, Pierre, qui épouse à Montréal, en 1740, Catherine Hurtubise. Ils ont cinq enfants avant que Catherine ne meure, à 27 ans. Deux enfants lui survivent, dont un garçon prénommé Pierre.

À la quatrième génération, Pierre épouse angélique-Amable Picard au Sault-aux-Récollets en 1770 et s’installe à Saint-Laurent.

À la cinquième génération, Pierre-Amable épouse Geneviève Lebeau Lalouette, à Saint-Laurent, en 1800.

À la sixième génération, Augustin épouse Marie-Louise Boudrias, à Saint-Laurent, en 1829.

À la septième génération, Pierre épouse Marguerite Legeault Deslauriers, à Saint-Laurent, en 1857.

À la huitième génération, Pierre épouse Rose-Délima Caillé-Jasmin, à Saint-Laurent, en 1884.

Jusqu’à cette génération, tous ces Goyer demeurent à Saint-laurent. Comme les terres se raréfient, Pierre, fils de Pierre, décide d’installer ses fils sur des terres plus au nord. Il vend un morceau de terrain à Saint-Laurent, puis achète trois terres sur la Grande-Côte, à Saint-Eustache, en 1911. Ulric et Alphonse en acquièrent chacun une entre 1911 et 1914. La terre la plus près du village (cadastre 45) est celle que mon grand-père Odilas achète de son père en 1916. C’est aussi cette année, à Saint-Vincent-de-Paul, qu’Odilas convole en justes noces avec Delphine Papineau, fille de Joseph Papineau et de Rose-Délimas Ouimet. Le couple s’installe sur leur terre dans la Grande-Côte dans une belle grande maison de brique rouge dans laquelle naîtront neuf enfants. Nous reviendrons sur la famille Goyer.

 

Recherche et texte : France Goyer, S.G.S.E. L’Éveil, le 3 janvier 1998