Liste des chroniques

DORION

 

Selon l’Institut Drouin, l’ancêtre de toutes les familles Dorion s’appelle Pierre Dorion. Celui-ci, un matelot, immigre en Nouvelle-France et s’établit à Percé. En 1688, il est encore à cet endroit et sert à bord du Saint-Joseph. Selon le contrat de mariage rédigé à Québec, le 2 janvier 1688, et l’acte de mariage, le 18 janvier suivant, il est né en France, à De Salies-De-Bearn, arrondissement de Pau, évêché de Bayonne, Bearn (Pyrénées – Atlantique). Fils de Jacques Dorion et de Jeanne De Copenne, Pierre Dorion a épousé Jeanne Hédouin, fille de Jacques Hédouin dit Laforge et de Jeanne Brassard. Ils ont eu quatorze enfants.

À Québec, une transaction sera conclue le 9 juillet 1688 entre Pierre Dorion et Noël Boissel, de Percé, pour la vente d’une vache brune appartenant à Pierre Dorion. Cette transaction sera suivie d’une autre, le 3 août suivant, qui fait de Pierre Dorion le propriétaire de la ferme de Mathieu Lagrange, à la Petite Rivière (Saint-Charles), près de Québec. Il fait d’autres acquisitions en 1696, 1700, 1704 et 1710 afin d’agrandir le patrimoine qu’il utilisera pour l’élevage du bétail. Pierre Dorion est l’un des pionniers parmi les éleveurs et bouchers de la région de Québec. Il est inhumé à Québec, le 26 avril 1724, à l’âge de 60 ans environ.

À la 2e génération, Pierre Dorion épouse Geneviève Chapeau le 23 octobre 1713 à Québec.

À la 3e génération, Noël Dorion épouse Josephte Le Normand le 5 juillet 1762 à Québec.

À la 4e génération, Charles Dorion épouse M.-Louise Lamirande Cousineau le 30 mai 1808 à Saint-Laurent, Montréal.

La montée Dorion en 1999. Photo MGV. C’est la 5e génération qui est arrivée à Saint-Eustache. Firmin Dorion achète de François Binette une terre (cad. no 329 paroisse) située chemin Rivière Nord à l’ouest de l’actuelle montée Dorion. C’est sans doute en l’honneur de ces Dorion que la montée porte ce nom. Firmin Dorion épouse Adélaïde Rochon, le 14 novembre 1836, à Saint-Eustache.

La 6e génération voit Albert (1860-1943), fils de Firmin, continuer à cultiver la terre paternelle. Il a pris pour épouse Elmina Mallet à Saint-Eustache, le 1er octobre 1883.

À la 7e génération, Joseph-Albert, fils d’Albert, va travailler à Sainte-Anne-de-Bellevue sur la ferme des McDonald. Il rencontre Valida Paquin à la fête du Calvaire d’Oka du 14 septembre 1910 et l’épouse le 24 janvier 1911 à Sainte-Geneviève de Pierrefonds. Il loue une terre à Sainte-Anne-de-Bellevue pendant trois ans. Il revient dans la région où il cultive tour à tour la terre des sulpiciens à Saint-Joseph-du-Lac et, en 1923, la terre de Georges Paquin, son beau-frère, dans la paroisse de Saint-Eustache (devenue le Club de golf Deux-Montagnes). Sachant que M. Évariste Champagne voulait louer une terre qu’il venait d’acquérir, Joseph-Albert lui fait une offre. Cette terre de 4 ½ arpents de large par 4 arpents de long partait de la voie ferrée rue Saint-Viateur jusqu’au trécarré des terres du Chicot et comprenait les rues Dorion, Albert et Champagne. C’est le docteur Adrien Thibaudeau, sur un magnifique cheval de selle, qui avertit Joseph-Albert que M. Champagne voulait le voir. Cela se passait en 1933. Ayant loué la terre d’Évariste Champagne qui s’est réservé le droit à un petit chalet dans le boisé du trécarré, Joseph-Albert l’achète en 1946 (cad. no 279 paroisse). Le bas de la terre est subdivisé en 1949 après le passage du boulevard Arthur-Sauvé. Une bâtisse est construite pour abriter l’épicerie-boucherie Dorion et Frère et devenue aujourd’hui J.-M. Dorion Assurances. Léo achète le reste de la terre de son père et la cultive pendant 10 ans pour, à son tour, la subdiviser.

Source : Nos Racines, vol. 12, Famille Dorion

Recherche et texte : Claude Latour, S.G.S.E. L’Éveil, le 1er novembre 1997