Jacques Labrie, Patriote




Jacques Labrie, médecin
 

Le jeune médecin, revenu « d'Écosse avec tout le prestige d'une grande université et membre de la Royal Physical Society d'Edimhourg », décide de mettre à profit le plus tôt possible ses connaissances. C'est ce qui le pousse à s'établir à Montréal. Dès les premières heures de sa pratique médicale, le docteur Labrie jouit d'une très grande notoriété. Ses confrères le consultent sur de nombreux sujets fort épineux à l'époque. Malgré ses premières heures fort mouvementées à Montréal, Jacques Labrie ne se sent pas à son aise pour s'épanouir pleinement, Né à la campagne, il est habitué au grand air, aux grands espaces et à la vie des petits villages.

Un ancien « compagnon de classe au Petit Séminaire de Québec, l'abbé René-Flavien Lajus, est ordonné prêtre le 24 septembre 1808 et il est nommé vicaire à Saint-Eustache.15 » Le jeune vicaire n'a aucune peine à convaincre le nouveau docteur de s'établir à Saint-Eustache. D'ailleurs, Jacques Labrie « a toujours été en bons termes avec tous ses curés. »16 En effet dans ses nombreuses rencontres et contacts professionnels avec les curés Maillou, Gatien et Paquin, le docteur Labrie s'est toujours bien entendu avec eux.

C'est à Saint-Eustache que Jacques Labrie exerce sa profession médicale. Il ne se contente pas d'une notoriété purement livresque. Il met à profit ses connaissances médicales auprès de tous: membres des familles de seigneurs, de professionnels, d'artisans et de la terre. C'est auprès de tous ces gens, sans distinction de rang social, qu'il se donne du matin au soir et souvent du soir au matin « en guettant les ours ».17

 
 
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