Jacques
Labrie1
est né à Saint-Charles de Bellechasse le quatre janvier
1784. Son père est agriculteur. Le chemin parcouru par ce fils
de famille originaire de Saintes démontre les qualités et
la détermination de ce grand patriote québécois.
Son ancêtre, « Pierre Nau dit Labrie, soldat, fils de Jean
Labrie, marchand, et de Marie Martin, de Saintes, épousa à
Québec, le 26 juillet 1692, Marie-Thérèse Garant,
fille de Pierre Garant et de Renée Champrin et petite fille de
Charles Garant et d'Anne Maillet de Sainte-Croix-des-Peltiers, Évêché
de Rouen. Il épousa aussi, en secondes noces, le 20 avril 1716,
Élizabeth Gaboury, à Saint-Michel2.
»Son fils, Pierre Naud dit Labrie, épouse à Lévis
en 1716 Marguerite Huard. De cette union naît Jacques Naud dit Labrie.
Ce dernier épouse à Beaumont en 1749 Geneviève Couture.
Ils sont les grand'père et grand'mère du docteur Labrie.
Ceux-ci figurent parmi les pionniers de la colonisation dans le bas de
la paroisse Saint-Charles3.
L 'abbé Auguste Gosselin, parent et biographe du docteur Labrie,
décrit la maison ancestrale où il est né: "Maison
de ferme ordinaire, n'ayant rien, à l'extérieur, qui la
distinguât des autres habitations du voisinage. À l'intérieur,
seulement, le portrait du docteur, suspendu à la muraille, dans
la grand'chamhre, et précieusement conservé comme une relique
de famille, faisait l'effet d'un beau rayon de soleil de printemps sur
quelque paysage déshérité de la nature... Comment
le jeune homme avait-il pu réussir à sortir de l'humble
condition où sa naissance l'avait placé, pour s'élever
au rang supérieur qu'il occupe dans la société canadienne?
Son histoire est intéressante, sans doute, mais n'a rien d'extraordinaire:
c'est l'histoire d'un si grand nombre de nos hommes marquants d'autrefois4.
»! Lorsque Marie-Louise Brousseau donne naissance à son fils
Jacques, son mari, Jacques-Philippe, et elle sont bien loin de se douter
de la valeur du petit être qui vient de naître et des grands
honneurs qu'il leur procurera dans les années à venir5.
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