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| Jean-Olivier Chénier | ||
À
l'automne de 1831, le 26 septembre, le docteur Labrie marie sa fille,
Marie-Zéphérine, au docteur Jean-Olivier Chénier,
médecin de Saint-Benoît. La fille du docteur Labrie a reçu
une formation très soignée à l'académie fondée
et dirigée par son père. Ce mariage attire plusieurs personnes
importantes de l'époque.90
On y trouve Louis-Joseph Papineau, orateur de l'Assemblée législative,
Augustin-Norhert Morin, Louis-Michel Viger, Jacques Viger, William Henry
Scott, député du comté des Deux-Montagnes conjointement
avec le docteur Labrie, Pierre Le Blanc, Joseph-Amable Berthelot, Jean-Baptiste
Dumouchel, Charles Boucher de Grosbois et Côme-Séraphin Cherrier. « Hélas! Un mois après ce joyeux événement, jour pour jour, la scène était changée: le Village de Saint-Eustache était en deuil et pleurait la perte d'un de ses meilleurs citoyens, le docteur Labrie. Le député des Deux-Montagnes avait assisté à toute la session de l'Assemblée législative le printemps précédent; puis, de retour à Saint-Eustache, il s'était occupé, avec son activité et son zèle ordinaire, de l'organisation de ses écoles. Si tôt après le mariage de sa fille, il entreprit de les visiter et parcourut sans relâche toutes les paroisses du comté des Deux-Montagnes, afin de pouvoir, sans doute, rendre compte à la Chambre, qui allait s'ouvrir de nouveau le 15 novembre, du fonctionnement de la loi scolaire de 1829. Mais « sa constitution faible et délicate » ne peut résister à ce surmenage. Il contracta, dit le docteur Tessier, une péripneumonie qui le conduisit au tombeau. Il n'avait que quarante-huit ans. »91 Jacques Labrie est inhumé dans l'église de Saint-Eustache le 29 octobre 1831. Son biographe et parent, l'abbé Auguste Gosselin, le décrit en ces termes: « Le docteur Labrie n'avait pas de fortune à léguer à sa famille; il avait tout donné aux pauvres, tout sacrifié à la Cause de l'éducation. En revanche, il laissait un nom respecté et le souvenir de services précieux rendus à son pays. »92 |
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